¡ Que te vaya bien !
La Colombie, Cuidado! Qu’on nous a dit,
C'est dangereux ! Drogues, violences, cartel et Pablo Escobar vous attendent a chaque coin de rue !
A vraiment ? Pas si sur...
En tout cas pour le vérifier il va nous falloir y atterrir. Et c'est avec une joie non contenu qu'on pose enfin nos roues sur le continent Sud-Américain, après moulte péripéties avionesque qu'on prendra un plaisir immense à oublier instantanément, au profit de l'air frais de Bogota qui s'offre à nous à cette heure tardive.
Vingt trois heures, on sort enfin de l'aéroport sous l'oeil amusé des Colombiens qui nous ont vu remonter nos vélo et on prend la direction de notre hotel.
Déjà on pressent à la façon dont on s'y fait accueillir que les Colombiens sont loin d'être les dangereux "Machete" qu'on nous présente parfois.
Pas grave, pris par une Euphorie inexplicable, mélange d'excitation et du léger manque d'oxygène qu'on identifiera pas tout de suite (Bogota étant à 2500 mètres d'altitude) on part explorer la ville le sourire aux lèvres.
Après une première nuit bien mérité au son des avions qui décolle (Avantage d'un hotel qui s'appelle "airport hotel" : c'est près de l'aéroport pour les arrivées tardive. Inconvénient : C'est sous le couloir aérien.) voilà que je crève une première fois avant même de sortir de l'hotel.
Pas grave, pris par une Euphorie inexplicable, mélange d'excitation et du léger manque d'oxygène qu'on identifiera pas tout de suite (Bogota étant à 2500 mètres d'altitude) on part explorer la ville le sourire aux lèvres.
On arpente les innombrables pistes cyclables en tout sécurité et on admire le réseau routier/bus/train de la ville qui vaut une belle leçon d'urbanisme pour toutes nos cités Européennes qui semble subitemment prendre une siècle de retard.
On part sans réfléchir à la recherche de magasin vélo, chercher quelques pièces manquantes mais surtout un nouveau système de freinage complet pour nos deux mules, car si on c'était peu préoccupé du sujet en Afrique on pressent que la panne de nos Magura Hydraulique n’augure rien de bon dans les Andes.
Et voilà qu'à un feu rouge, à l'entrée du quartier des vélos (Bogota est une caricature de l'organisation par rue/quartier ou l'apparition d'un magasin d'un genre en annonce cinquante à la suite, très pratique pour les recherches de pièces) une jeep ouvre la fenêtre et la passagère nous interpelle en Espagnol. Dans notre maitrise plus qu'approximative alors de l'hispanique on ne comprend simplement rien.
Feu vert, on avance, nouveau feu rouge. La fenêtre s'ouvre encore et cette fois le couple tente en Anglais, "Where you come from ? France ? No way!"
Ils descendent de la voiture et voila comment nous feront la rencontre de Samuel et Hynde, couple à la gentillesse extraordinaire qui nous hébergera pour quelques jours de découverte de Bogota et de la culture Colombienne.
Mais avant cette mise en bouche locale, Samuel nous raconte son histoire et dans le genre inspirant ça se pose là.
Engagé jeune dans l'armée, il y perdra une jambe sur une mine et on lui dira, plus jamais tu vas courir.
Plus jamais ? Manquez plus que ça, alors Samuel il part courir sept mille kilomètres de la Colombie à l'argentine puis en remontant par le brésil.
Entre 70 et 90 kilomètres par jour sur sa prothèse accompagné de son chien.
Plus que nous en vélo !
Samuel c'est une leçon de vie permanente, il voit un cran au dessus, il philosophe au petit dèj sur la valeur du bonheur puis il part courir avec Hynde et leurs toutou. Nous on peut pas les suivre ça va trop vite !
On arpente le centre historique, les hauteurs, la place Bolivar, on visite les divers quartiers de la ville sous les explications fournis de Samuel, pur Bogotin.
Le soir on goutte nos premier vrai café Colombien... Ceux qui nous connaissent savent à quel point l'expérience nous plaira.
Samuel quand il court pas un Iron-Man, descent pas l'amérique en courant, ne fait pas de la plongée avec une prothèse-palme de sa fabrication (Unique au monde !) il tient un club de tir de précision pour former des gardes du corps. Dès notre premier jour en Colombie, encore, encore sous le coup du "jet-lag", voilà qu'on se retrouve à tirer à balle réelle, formée en bonne et du forme par Hynde et leur neveu !
Égalité des scores avec Fanny, on doit vous l'avouer on y aura pris un (grand) plaisir coupable.
Mais vous nous connaissez, après deux jours de repos, de visite et de discussion endiablé avec cette extraordinaire famille on le sent. Ce petit fourmillement d'impatience, le manque, la découverte, la curiosité non satisfaite. On a tout une Colombie à explorer ! Alors vient le moment des adieux à Samuel, Hynde et Bogota qui aura été une douce entrée sur notre 5ème continent tant fantasmé.
On quitte la troisième plus haute capital du monde, non sans un lavage en bon et du forme de la boue Gambienne des biclous et un regard amusé sur les "Vélos-moteur" qui nous double à tout vitesse sur les pistes cyclable.
Dès le premier jour on comprends que "camper sauvage" sera un véritable enfer en Colombie, tout est privatisé, la nature libre n'existe pas et l'intégralité des propriété sont barbelé. (Avec amour, car une quantité pareil de barbelé faut vraiment aimer ça).
On se fait quelques sueurs froides et on finit par demander l'hospitalité d'un petit coin de terrain derrière la maison d'une troupe de musicos de toutes les nationalités. "No hay problema amigos !"
Voila comment nous passeront notre première soirée de camping-pas-sauvage-du-coup alternant café Colombiens avec les musicos Péruviens, Boliviens, Argentins et... Des parties de Halo endiablé sur Xbox !
Cette hospitalité spontanée et cette "nécessité" de demander l'accueil la nuit seront le fil conducteur de nos soirées, étant dans la quasi impossibilité de trouver des spots sauvages. Mais grand bien nous fasse, en se forçant à demander on rencontrera myriade de Colombiens, on aiguisera notre Espagnol si pataud et on en apprendra infiniment plus qu'en nous cachant au fonds des bois. Tant mieux !
Alors c'est quoi cette fameuse Cathédral de Sal ? Et bien ... Une cathédral... Construite dans une ancienne mine de sel aménagé exprès.
Bon, c'est relativement grandiose, les culs de bénitiers adoreront l'expérience, mais d'un point de vue vaguement plus athéique... Il y a quand même beaucoup de croix.
Beaucoup (trop) de croix et de sermon à notre gout.
Si on admire en toile de fonds la splendeur des lieux, leur imposante stature et qu'on respecte le travail de titan des mineurs (fervents, très fervents) on a rapidement notre dose ! Puis vu le tarif à touriste de l'endroit, on arrive pas à profiter de la plénitude qui semble pourtant habiter les Colombiens lors de la visite, jalons important de notre compréhension du "monde". En bon français on finit par oublier que cents ans de séparation de l'état et de l'église on transformé en profondeur notre perception du monde.
Que se soit en Afrique, en Amérique du Sud, en Asie, la présence de la religion ce mélange souvent avec le pouvoir politique et la vie quotidienne, au prix de différence culturelle immense.
On sort (enfin) de la Cathédral pour reprendre notre ascension vers la Vallé de Leyva, les poumons pas encore habitué à l'altitude on se retrouve à grimper des jours entier jusqu'à des hauteurs encore nouvelle pour nous à vélo !
On sort (enfin) de la Cathédral pour reprendre notre ascension vers la Vallé de Leyva, les poumons pas encore habitué à l'altitude on se retrouve à grimper des jours entier jusqu'à des hauteurs encore nouvelle pour nous à vélo !
Et les innombrables (et souvent drôle) sanctuaires dédié à diverses vierges et autres saint sur les bord de routes ne nous aide pas vraiment.
Heureusement le soir, quand vient l'heure de camper il nous suffit de demander une fois, une seule, pour qu'on nous accorde l'autorisation de camper ici ou là. Souvent en bord de route, mais on découvre heure après heure, jour après jours au fil des discussions (que l'on tient de mieux en mieux, merci à nos langues latine d'être si proches !) que les Colombiens sont d'une nature extrêmement solidaire et ouverte sur les autres. On nous applaudit sur la route, les cyclistes nous sifflent en guise de soutient en nous doublant (Tradition colombienne que de siffler à vélo, qu'on adoptera vite)
Bon quand on réussit à se trouver un spot sauvage on sait quand même l'apprécier, d'autant que les vue sur les "péri-Andes" colombiennes commence d’ores et déjà à se révéler splendide.
Veste pas étanches, tente pas étanches, sacoches rack-pack pas étanches...
Bon c'est le jeu, après cinq mois d'aventure Africaine on avait pas vraiment eu l'occasion de tester cet aspect de notre matos... N’ayant rencontré aucune pluie du Maroc à la Gambie durant cinq mois !
L'escalade est dure, on monte à 3.000 mètres une fois par jour pour redescendre régulièrement jusqu'à 1500, avant de remonter à 2400 puis de descendre à 100 mètres d’altitude...
L'escalade est dure, on monte à 3.000 mètres une fois par jour pour redescendre régulièrement jusqu'à 1500, avant de remonter à 2400 puis de descendre à 100 mètres d’altitude...
Les ascensions sont physique, les descentes mettent à rude épreuve nos freins tous neuf, et la température varie entre quelques degrés en haut et des chaleurs de fournaise humide en bas.
Le corps s'assèche, les mollets gonflent, on prends doucement le pli.
Heureusement dans les villages, les Colombiens nous interpellent régulièrement pour nous aider à nous "hydrater" façon locale, pause qu'on accepte bien volontier et qui se révèlent la plupart du temps extrêmement enrichissante. Politiciens ouverts d'esprit, profs de socio bourré, femmes au caractères bien trempé, les discussions tournent dans tous les sens, on adore !
On profite enfin des décors et mes amis, quel paysage ! Ce versant méconnu des Andes se veut luxuriant à souhait, contrepartie appréciable de l'humidité permanente et des fortes chaleurs diurnes. On sort parfois d'une jungle dense pour admirer des vallées immense de bambous sous des ciels colérique.
Le temps d'une de nos (nombreuses) pause on ne se lasse jamais de contempler les hauteurs vertigineuse qui nous assaillent. Qui nous domine souvent et qu'on voit d'en haut en fin de journée.
Après une première semaine de périgrination Andesque, sur la route de Medellín voila qu'on trouve sur le bord de la route entre deux caféiers... Des cacaotiers ! Je vous laisse deviner qu'on tardera pas à acheter du chocolat en direct à la ferme, expérience aussi satisfaisante pour le palais et le moral que les riches cafés Colombiens !
Ce versant Nord de la Colombie nous offres depuis Palo blanco une tranquilité routière bienvenu, loin des immenses Kenworth américains qui nous frôle à toutes vitesses.
Et quand je vous dis que c'est luxuriant c'est pas pour rire !
Comme tout ne peux pas toujours être rose, voilà qu'un soir on nous refuse coup sur coup l'hospitalité une dizaine de fois. On nous envoie -littérallement- sur les roses. Incompréhension, mais qu'est devenu la légendaire gentillesse des Colombiens ? On sent une attitude étrange, sur la reserve voir méfiante. Heureusement Floresca est là ! Elle nous accueille dans son p'tit restau de bord de route et nous explique avec dérision que dans le Santander le caractère est un peu "rustique" et renfermé. On soupçonne aussi à l'approche de Puerto Ajuejo une méfiance exacerbé par le trafic de drogue produit dans les hauteurs et dont la plateforme logistique de distribution semble se trouver à ce point précis, connexion central entre la côte Caraïbenne et la route vers le Panama (Et par extension nos amis Américains si consommateur de farine énergétique locale)
Le matin Floresca ne résistera pas à l'envie de nous cuisiner deux super plats tipiquement colombien dans des feuilles de banane, spécialité du coin qu'elle nous obligera à emporter vexé qu'on ai refusé les dizaines de propositions et divers cadeaux qu'elle essaiera de nous faire au préalable.
Puerto Berrio, sert quant à lui de plateforme de distribution à l'or noir colombien, dont les sous sol semble gorgés de pétrole.
Le midi on squatte toujours les restau "populaire" qui nous permettent de nous ressourcer avec un almuerzo classique Colombiens, composé la plupart du temps d'une soupe de Sancocho de Gallino, suivi d'une bandeja et accompagné d'une limonade. La Bandeja c'est une assiettes de riz, viandes, patates, haricots ou lentilles accompagné bien souvent d'une "platano" écrasé et d'un peu de verdure. Repas riche pour les pauvres qu'on délecte jours après jours pour compenser l'effort constant.
Chacune de ces pauses repas se veut l'occasion d'attirer (involontairement) l'attention de la moitié des pueblos sur les vélos. S'ensuivent les questions innombrables auquel on répond du mieux possible, les exclamations d'incrédulité et de surprises quand on détaille le parcours, qu'on doit justifier pour le plaisir à grand coup de photo et de carte. Des moments géniaux qui rappelle à quel point l'idée même de pouvoir voyager nécessite pour exister un confort de vie élevée, qui se déguise dans la toile de fonds de nos vies Européene avec tant de brio qu'on en oublie l'opulence.
On nous demande régulièrement, "mais pourquoi vous voyagez ?" C'est une vrai incompréhension qu'une (sur)vie n'offre pas le luxe de concevoir naturellement dans les pueblo reculé ou les Colombiens travaillent avec acharnement.
Car il faut bien le reconnaitre, même si on essaye d'écarter les stéréotypes de surface, arriver d'Afrique de l'Ouest en Amérique latine du nord, côté investissement dans le travail on prends une claque.
Les Colombiens sont vigoureux à la tache, couché bien après nous levé bien avant, s'inventant un métier quand il n'en trouve pas avec une ingéniosité à toutes épreuves. On adore.
Les Colombiens sont vigoureux à la tache, couché bien après nous levé bien avant, s'inventant un métier quand il n'en trouve pas avec une ingéniosité à toutes épreuves. On adore.
Que se soit sur les chantiers, dans les champs, à l'artisanat ou dans la rue on est pantois devant l'énergie avec laquelle les gestes s'effectue.
A l'approche de Medellín, alors qu'on affronte cent cinquante kilomètres de montée d'un seul tenant (Ce qui au final implique certe un effort constant sur plusieurs jours mais permet un dénivelé moyen relativement faible, qu'on regrettera plus tard à l'approche volcanique de l'équateur et de ces pentes d'une autre dimension) le paysage se modifie avec vigueur.
Les ravages d'une agriculture de masse engendre des collines rasé par milliers qui n'ont rien de naturel et n'offre pas la beauté des Chocolates Hills Philippinaise.
A quelques belles photos près on se retrouvera à longer des clotures barbelés de paturage bovins, sur des centaines d'hectares, parcourant une agriculture pesticidé et une déforestation massive qui nous soulève le coeur.
Heureusement si le paysage nous lasse, la gentillesse des Colombiens elle ne s'arrête jamais ! A l'approche de la deuxième ville du pays, un tunnel nous barre la route, long d'une dizaine de kilomètre et formellement interdit au vélo.
Pas grave on se dit qu'on trouvera bien une solution à l'approche de l'obstacle, qu'on lèvera le pouce et puis voila.
Pas grave on se dit qu'on trouvera bien une solution à l'approche de l'obstacle, qu'on lèvera le pouce et puis voila.
Mais non même pas besoin de lever le pouce, à dix kilomètres du tunnel, on est passé devant un chantier de Gazoduc. L'ingénieur en chef il nous a vu au loin.
Ni une ni deux il a planté le chantier pour nous rattraper avec son pick-up, " les amis c'est interdit en vélo là bas, montée je vous fait traverser !"
Puis Haidy, non content de nous covoit où bon nous semblera, il nous file des p'tits gateau dont on se souvient encore.
Vous commencer à comprendre à quoi elle ressemble nos journées avec les Colombiens ?
C'est dur, physique, on trouve pas à camper, il pleut, il fait froid ou chaud mais voilà, la chaleur des Colombiens est telle qu'on nage dans une Euphorie permanente et que chaque minute est un plaisir. Il est rare qu'on double un chantier sans qu'un ouvrier ne nous offre pas une petite bolsita d'eau fraiche sur la route (petite poche à eau à usage unique monnaie courante ici qui rappelle le Sénégal).
Enfin arrivé à Medellin (sous une pluie digne du pays, trempé jusqu'à l'os) on admire les innombrables graf de rue si caractéristique et on se pose un peu dans la carretera 70 qui fourmille de vie à la nuit tombé. On y mange, bonheur gras, le meilleur (si si je vous jure) burger de notre vie à un prix bien touristique, mais faut ce faire plaisir parfois non ?
Pas trop scotché par les grandes villes, on profite de l'hotel uniquement pour finir l'Article du site de la Mauritanie à la Gambie que vous avez tous lu avec exaltations j'en suis sûr, preuve une fois de plus que décidément je pondrais jamais un article à l'heure, mais finalement c'est quoi l'heure quand on sait même plus quel jours de l'année on est ?
Si la route vers le Sud se veut toujours aussi "saintement" bordé, le paysage change nettement.
Finis la luxuriance humide, les vallées sont plus classiquement vétu et le soleil un peu plus présent.

On prends des écarts de plus de deux milles mètres d'altitude et trente degrés entre le p'tit dej et le repas de midi, mais franchement ça vaut le coup !
Nous en tout cas des paysages pareil ça nous file le smile.
L'air de rien on commence à grimper sérieusement vers Salento mais avec un peu plus de facilité qu'avant.
Sur ces derniers vaillants jours on enchaine kilomètres et rencontres, avec notamment celle de Hernando. Un mécano qui vas nous aider à réparer le réchaud (encore) en panne (mais toujours facile à réparer).
Hernando il nous pose avec vigueur des questions sur le monde.
- On peut venir d'Espagne à la Colombie en voiture ? Qu'est-ce qu'il y a gauche des états unis qu'on voit pas sur la carte ? Il faut un bateau entre le Canada et le Japon ?
Ces questions géographiques elles pourrait prêter à sourire, mais au contraire il faut prendre deux secondes pour en comprendre l'étendu et l'origine.
On arrive à stopper la curiosité insatiable de Hernando pour lui demander d'où ça lui vient. Alors il nous explique que quand il a pu aller à l'école avant de devoir travailler dans les champs, il y avait une carte au fonds de la classe, mais comme elle était déchiré il n'a jamais su, ce qu'il y avait à droite du continent Américain. Et qu'au fond d'un pueblo en Colombie dans ces années là, il n'y a pas de bibliothèque, pas d'internet, pas d'éducation capables de compenser ses lacunes et de toute façon faut aller travailler, pas le temps pour assouvir sa curiosité.
On arrive à stopper la curiosité insatiable de Hernando pour lui demander d'où ça lui vient. Alors il nous explique que quand il a pu aller à l'école avant de devoir travailler dans les champs, il y avait une carte au fonds de la classe, mais comme elle était déchiré il n'a jamais su, ce qu'il y avait à droite du continent Américain. Et qu'au fond d'un pueblo en Colombie dans ces années là, il n'y a pas de bibliothèque, pas d'internet, pas d'éducation capables de compenser ses lacunes et de toute façon faut aller travailler, pas le temps pour assouvir sa curiosité.
On réalise une fois de plus à quel point nos modèles Européens éducatifs sont un luxe et que la base de connaissance qu'on croit "Standard" et uniforme, ne l'ai pas sur terre.
Apprendre est un luxe, qui nécessite souvent un confort de vie qui n'est lui non plus, pas si standard sur terre.
Sur la route, les panneaux "attention jaguars" ou "puma" nous font parfois un peu peur quand vient l'heure de planter la tente, mais la rencontre avec les Iguanes ne nous laisse jamais indifférent. On prends toujours le temps d'admirer ces lézards gigantesque, que les Colombiens prennent systématiquement le temps d'aider à traverser la route, arrêtant même leur immense camions (pourtant si pressé!) en travers de la nationale pour aller pousser par la queue les braves Iguanes figé en face des roues.
La journée on se ravitaille en eau dans les innombrables résurgence volcaniques qui borde la route, que Véolia et EDF, nos vélos nouvellement renommé, filtre 24h sur 24h pour couvrir notre consommation (élevée) du précieux liquide.
Autonome en électricité grace aux Dynamo et au panneau solaire, en eau grace à la paille filtrante, on arrive à se passer d'hotel et autres hébergements sur de longues périodes, soulageant les finances et nos nuits de sommeil, bien meilleures dans notre tente que dans les (très) bruyants hotels Colombiens.
Après sept mois de voyage on commence à adopter un mode de vie un peu plus bohème, on fait moins de kilomètres par jour (Forcé par les dénivellés Volcanesque) et on fait nos lessives dans les rivières un peu plus souvent. On profite avec plus de tranquillité, moins de précipitations.
Mais on peut pas toujours se reposer ! Après trois jours d'une grimpette assez éprouvante on atteint enfin Salento. Notre base-camp pour une dizaines de jours au pied du Tolima, que l'on espère gravir depuis plus d'un mois. Seul et unique objectif fixé à l'avance en Colombie sur les conseils de nos potes Jojo, Chloé, Sylvain et Chacha qui l'ont gravit avant nous.
Alors on prends trois jours pour se préparer, physiquement (en dormant et mangeant, dormant, mangeant ect ect puis on recommence du début) et matériellement en faisant un stock de provision et en ajustant le contenu de nos sac à dos.
Après quelques jours au camping si agréable de Salento à observer les oiseaux, regarder quelques films, on prends enfin nos batons de rando, nos sac à dos et on part pour notre tout premier trek en autonomie !
Un trek réputé difficile et théoriquement interdit sans guide. Pas grave on se sent la condition physique suffisante et côté "bivouac" on est plutôt des experts depuis le temps.
Ce trek, il va nous secouer physiquement et nous marquer profondément d'image magnifique. Et comme je l'ai raconté à vif dans le Polarstep avec plus de détail que ce que j'aurais tendance à m'en souvenir ici, bien installé à Quito dans mon fauteuil confortable , je vais pas me fatiguer. Flemmard que je suis je vais vous copier le Polarstep pour vous compter cette super expérience ! Mais allez, au moins les photos seront pas les mêmes rassurez vous.
Ou pas ! La finca Playa c'est le premier refuge étape (à 4.000 mètre d'altitude, c'est pas vraiment une plage, mais plutôt un champ brumeux !) qu'on devait atteindre pour poser notre tente au 1er jours du trek Cocora - Thermales/Tolima. On prend la jeep de Salento au départ du trek à Cocora (presque) au Aurore, sur place contrôle de police et des gardes du parc. On s'inquiète de ce barrage car en théorie le guide (qu'on esquive) est obligatoire. Mais non la police nous fait juste ouvrir nos sacs pour contrôle : pharmacie, mutuelle expat, duvet et nourriture ! Un pur contrôle de bon sens pour ce trek réputé très difficile.
Mais ça part mal, sentier principal fermé, on nous indique une déviation, qu'on loupe royalement dans les 500 premiers mètres (des génies j'vous dis), on prend une voie alternative du parc mal réputé "el bosque", de là on s'enfonce sur des kilomètres de boue, un ravage perpétré par les muletiers et les pluie des dernières semaines. Le tout dans un dénivelé de dingue, des pentes vertigineuse, un río a fort courant à traverser sans pont et pied nu, le gps qui ne nous trouve à mi chemin, le manque d'oxygène qui nous essouffle gentiment, que du fun !
A seulement 2 km du refuge je m'explose lamentablement au sol, gros craquement, cheville qui enfle... Et merde belle entorse. Arnica, on pose la tente là où je suis tombé on verra bien demain ! Fanny au petit oignons avec moi, du reste des paysages magnifiques qu'on vient tout juste d'atteindre en cette fin de journée épique, une végétation luxuriante qui s'arrête subitement pour laisser place au Frailejones (quasi) unique au monde et si dingues à voir. Si le vélo nous apprend la résilience au quotidien, cette journée aura été une véritable leçon de dépassement de soi. On va dormir de tout notre saoul... Ça c'est sur !
Mais ça part mal, sentier principal fermé, on nous indique une déviation, qu'on loupe royalement dans les 500 premiers mètres (des génies j'vous dis), on prend une voie alternative du parc mal réputé "el bosque", de là on s'enfonce sur des kilomètres de boue, un ravage perpétré par les muletiers et les pluie des dernières semaines. Le tout dans un dénivelé de dingue, des pentes vertigineuse, un río a fort courant à traverser sans pont et pied nu, le gps qui ne nous trouve à mi chemin, le manque d'oxygène qui nous essouffle gentiment, que du fun !
A seulement 2 km du refuge je m'explose lamentablement au sol, gros craquement, cheville qui enfle... Et merde belle entorse. Arnica, on pose la tente là où je suis tombé on verra bien demain ! Fanny au petit oignons avec moi, du reste des paysages magnifiques qu'on vient tout juste d'atteindre en cette fin de journée épique, une végétation luxuriante qui s'arrête subitement pour laisser place au Frailejones (quasi) unique au monde et si dingues à voir. Si le vélo nous apprend la résilience au quotidien, cette journée aura été une véritable leçon de dépassement de soi. On va dormir de tout notre saoul... Ça c'est sur !
Deuxième jour, Soyons fou !
Suspens, réveil avec la cheville toujours en vrac, la raison nous pousse à prendre le chemin du retour, chaque pas est une torture.
On pousse jusqu'à la finca La Playa où après un bon repas chaud on décide de maintenir le trek en rajoutant une journée de repos a la Lagune d'Elcanto, à mi chemin des Thermales. Je marche à deux à l'heure mais ça le fait ! Puis j'ai déjà cassé les deux pieds on pourra pas les abimer plus.
Effort largement récompensé par les paysages grandioses, le Quindío et le Tolima (le vrai) nous entoure et on pose la tente à côté de la lagune sacré Del Encanto à 4.000 mètres d'altitude. Des sensations qui valent tous les prix, une sérénité sans limite dans une beauté à couper le souffle.
La lagune D'elcanto, sacré pour les locaux.
Lagune qui nous offrira un repos bien mérité après cette deuxième journée de trek au rythme saccadé de nos pas.
![]() |
| Un réveil qui fait plaiz' non ? |
La journée qui rend fou. De joie, d'émotions, de bonheurs. Bref ça pète. Météo de folie pour un décors spectaculaire, on se lève sur la lagune del Encanto avec vue dégagée sur le Santa Isabella et le Quindìo.
Après une traversée en douceur de la vallée des plaisirs (poètes les Colombiens !) Le canyon des Thermales ce dessine enfin, une ascension rude nous amène subitement sur la finca, ou l'on va passer...
Plus de 3h dans l'eau bouillantes des piscines thermales naturele avec une paires de guides de hautes montagnes. Une soirée étoilée, des orages au loin, les petons au chaud, une cerveza Andina à la main. ça vaut décidément toutes les peines du monde ce trek du Tolima.
Quatrième jour, Regresar.
Après un démarrage de journée spectaculaire avec une vue rare et dégagé sur tous les monts environnant, dont le nevado Del Ruiz en belle éruption, nous quittons les Thermales tenu par le Mexicain d'Hatefull Height pour une journée de pure souffrance.
18 km éreintant, partiellement sous la pluie et dans la boue. On retrouvera des potes de Salento en plein milieu près de la lagune del Encanto pour la pause repas, histoire d'égayer une journée qui nous aura mis littéralement sur les rotules (ce qu'il en reste en tout cas).
Cinquième jour, Back to Salento !
18 km éreintant, partiellement sous la pluie et dans la boue. On retrouvera des potes de Salento en plein milieu près de la lagune del Encanto pour la pause repas, histoire d'égayer une journée qui nous aura mis littéralement sur les rotules (ce qu'il en reste en tout cas).
On commencera la journée avec une éruption spectaculaire, de plusieurs kilomètres de haut du nevado del Ruiz, toujours en activité.
On se trouve un spot pénard et pas très officiel en haut d'une colline, la vue au réveil devrait valoir l'effort complémentaire.
Et la vue au réveil vaudra LARGEMENT l'effort complémentaire !
Cinquième jour, Back to Salento !
Après le somptueux et attendu paysage au réveil, lever de soleil imbattable sur le Tolima, la journée se veut boueuse, ombrageuse et pluvieuse, puis les retours c'est pas le plus fun ! Heureusement le final à la Indiana Jones du camino interdit (oui on sait c'est pas bien) viendra sauver l'ambiance !
Pont de corde délabré qui pendent, chemin abandonné et palissade recouverte d'une mousse millénaire, on se passera de l'aide des 7 ponts et on traversera le Rio Quindío à pied autant de fois !
Enfin arrivé au point de départ, il nous faudra attendre 1h debout sous la pluie dans une queue du diable la jeep retour, et l'aventure continue ! Il faut faire le trajet retour a Salento debout sur le marche pied extérieur sous une pluie battante et en évitant les branches trop basses sur la route, authentique mais pas nécessaire après 65 km de randonnée en altitude. Mais voilà, nous retrouvons nos vélos bien au chaud à Salento et on peut enfin ce reposer.
Un trek grandiose, qui nous aura permis de tester nos limites et de voir de quoi on est capable pour mieux préparer le prochain. 65km magnifique quasiment du début à la fin, une difficulté (presque) inattendu mais on l'a fait, avec l'asthme de Fanny, mon arthrose des genoux, le dos en vrac et en bonus une entorse ! C'est les épaules endoloris par les sacs qu'on ce jette sous une douche bouillante et nécessaire, comment vous dire que le repas de ce soir sera... Gargantuesque !
Alors c'était pas un beau trek ce Tolima ?
Après une paire de jour de repos et de soirée avec nos potes du coin, on se décide enfin à quitter notre nid douillet de Salento où l'on avait finit par prendre nos "habitudes".
Et voici que pour la première fois du voyage nous allons devoir affronter... La normalité lassive d'une route monotone pour quelques jours. Sous la pluie (évidemment) les paysages sont... Lambda, la route trop fréquenté par les immense convoi de canne à sucre, on rencontre personne d'extraordinaire et les spots nocturne sont pas sympa.
Pour la première fois je me retrouve à court d'inspirations pour écrire les quelques lignes du Polarstep que je complète chaque soir et on se retrouve à devoir meubler.
Mais si je vous dis ça, c'est pas pour nous plaindre. Au contraire, ça m'a fait réaliser qu'il aura fallut attendre sept mois de voyage et presque huit milles kilomètres pour qu'on trouve une journée ou deux "lambda" et qu'on manque d'inspiration pour la raconter ! Vous imaginez ?
Chaque jour est nouveau, chaque paysage apporte son lot de merveille, chaque rencontre nous enrichie un peu plus.
Le voyage long court devient simplement une autre façon d'aborder la vie et d'étalonner différemment ses "nécessités".
Mais sous le regard apathique des étranges bovidé locaux qui nous toise de leur stature immense (sans ce douter qu'à midi leur stature n'a plus rien d'impressionnant dans nos assiettes, car ici l'Almuerzo de base il est franchement viandard) nous quittons cette morne ambiance pour remonter doucement dans les Andes, qui se révèle à l'approche de l'Équateur... Complètement dingue.
Mais sous le regard apathique des étranges bovidé locaux qui nous toise de leur stature immense (sans ce douter qu'à midi leur stature n'a plus rien d'impressionnant dans nos assiettes, car ici l'Almuerzo de base il est franchement viandard) nous quittons cette morne ambiance pour remonter doucement dans les Andes, qui se révèle à l'approche de l'Équateur... Complètement dingue.
Les hauteurs sont massives, les dimensions bien plus aérienne qu'au nord du pays.
Bien sur pour en profiter je dois (encore) casser un rayon, sauf que cette fois j'en ai plus !
Bien sur pour en profiter je dois (encore) casser un rayon, sauf que cette fois j'en ai plus !
Sur une idée de génie de Fanny, je rend la roue asymétrique et parvient à glisser un des petits rayons de secours de la roue avant sur la roue arrière. C'est pas propre mais ca tiendra jusqu'à la prochaine grande ville où par miracle on trouvera enfin des rayons de rechange. Depuis le Maroc que j'en cherche, j'ai pas fait le timide j'en ai pris dix.
Les cascades se font myriades et on parvient enfin à trouver des spots sauvage un peu plus facilement.
Nos journées sont rythmé par les "Que vaya bien!" que nous souhaites les Colombiens à chaque rencontre, les "que Dio te bendigo" que nous lance les marcheurs Vénézuéliens quand on leur partage un peu d'eau ou un repas, marcheurs de plus en plus nombreux sur la route de l'Argentine (ou parfois du retour).
Conséquence de la crise économique qui secoue le Venezuela depuis des années, poussant de plus en plus de jeunes à partir vers des horizons meilleurs, avec une couette sur le dos, parfois une gamelle, rarement plus et surtout sans le sous. Il marche, squatte quelques camions, on rarement la chance d'avoir un vélo et vont parcourir jusqu'à dix milles kilomètres en errance pour avoir le droit, simplement de vivre.
Ils ne partent pas l'esprit embrumé de rêves de richesses, non ils émigrent simplement pour avoir une chance de vivre et manger. On rencontrera une adolescente de quinze ans, travaillant depuis deux ans en colombie seule avec sa soeur. Loin de sa famille, dans un pays qui n'est pas le sien. Elle nous demandera la larme à l'oeil mais votre Famille à vous elle vous manque pas pendant deux ans ?
Comment lui expliquer que nous, on a fait ce choix volontairement quand elle ne rêve que d'avoir la vie normale d'une adolescente auprès de sa famille, ses amis, d'aller à l'école ?
De façon très surprenante la plupart des "marcheurs" qu'on rencontre on le sourire aux lèvres, ils disent simplement qu'ils voyagent. Il choisissent de vivre leur exode comme une aventure, ils se regroupent en petit groupe et les Colombiens sont souvent solidaire avec eux, faisant preuves avec naturel d'une humanité touchante. Bien qu'ils disent craindre la violence des Vénézuéliens à cause de quelques marginaux désespéré qui nuise à leur réputation, on croise au moins une fois par jour un stand d'assistance humanitaire distribuant des sacs de vivres. La police ne les emmerdes pas, les colombiens leurs payent parfois un repas... Vous la sentez la nuance avec notre façon à nous d'accueillir les migrants ?
Mais trève de bavardages. Je vous ai promis quelques beaux paysages.
Et franchement venez pas me dire que c'est pas beau !
Là on se met bien, nos spots prennent une autre dimension et on est souvent récompensé de nos escalades suantes par des descentes de plusieurs dizaines de kilomètres sur des goudrons parfaitement lisse. Grisant à souhait !
De temps en temps un serpents ou une énorme mygale vient nous rappeler qu'on est pas si loin de l'Amazonie et on vérifie à deux fois les zip de la tente avant de dormir (qui ont eux aussi lâché à leur tour, pas rassurant quand on trouve un scorpion sous la toile le matin)
A seulement quelques dizaines de kilomètres de l'Équateur, alors qu'on descent à une soixantaine de kilomètre-heure un col gigantesque, le paysage devient un étrange patchwork de champs.
Signe annonciateur d'une économie un peu plus serré, de fermes plus petites et regroupées en coopératives.
Quand de drôles de chenilles ne nous grimpes pas dessus au prix de démangeaisons mémorables, on se cherche un coin de paradis.
Quand de drôles de chenilles ne nous grimpes pas dessus au prix de démangeaisons mémorables, on se cherche un coin de paradis.
Depuis une vingtaines de jour qu'on roule non stop pour passer de Salento à l'Équateur on commence à sentir la fatigue cumulé. Alors on fouille chaque cascades à la recherche du spot parfait, un coin de nature pas privatisé, avec un accès à de l'eau, loin de la route, invisible mais pas trop loin d'une ville pour pouvoir ce ravitailler.
Alors qu'on désespéré de le trouver, continuant de cumuler une fatigue bien justifié on décide de passer en Équateur directement, abandonnant l'idée d'une pause de quelques jours.
Il suffisait simplement qu'on abandonne l'idée pour que notre p'tit bout de paradis salvateur apparaisse dans le kilomètre suivant.
Alors qu'on désespéré de le trouver, continuant de cumuler une fatigue bien justifié on décide de passer en Équateur directement, abandonnant l'idée d'une pause de quelques jours.
Il suffisait simplement qu'on abandonne l'idée pour que notre p'tit bout de paradis salvateur apparaisse dans le kilomètre suivant.
Voilà qu'on se trouve une cascade rien qu'à nous, loin de la route, à un kilomètre d'un village bien achalandé... Que du bonheur ! Panneau solaire qui nous permet de mater film sur film, paille filtrante qui purifie l'eau pour nos p'tits estomac fragile... A bein non. Elle purifie plus l'eau. Elle est kapout la paille. Vous savez comment on l'a su ? Devinez...
Bref, après une paire de jour d'inconfort royal on arrive enfin à se bouger les fesses (pas si dur parcequ'après trois jour statique on à la gigote comme pas possible.)
Et voilà qu'en l'espace de quelques heures, avec une Fanny au bord de l'épuisement on se retrouve...
A la frontière de l'Équateur. Avant de la franchir on épuise la ville frontière d'Ipialiès à la recherche de pièce pour nos vélos et d'une nouvelle paille filtrante mais en vain. Quatre heures trente, frontière qui ferme dans une demie heure, aucune idée des papiers qu'il faut présenter. Normalement vaut mieux pas passer les frontières à l'arrache comme ça. Mais voilà, la police Colombienne nous dis que ça passe sans soucis, un bureau de change accepte de nous imprimer les papiers manquants en trois minute et tout glisse comme sur de l'eau bien filtré ! Bon la frontière ferme littéralement derrière nous et nous seront les derniers ce jour là à franchir le pont.
Alors vient l'heure de conclure ce petit article (si si, j'ai fait un effort pour synthétiser reconnaissez le !), la Colombie c'est si dangereux que ça ? Si difficile à vivre ?
Je vous laisse deviner notre avis sur le sujet... Comme toujours on se fait une image étroite des pays, par extension d'un effet de zoom des média qui pénalise l'image des pays (la france n'y échappe pas, à chaque vidéo d'une grève de lycéens Parisien qui ont le malheur de faire tomber une poubelle devant BFMTV les gens nous demandent comment se passe la guerre en France...) on a un biais de raisonnement pour appréhender le monde.
Les Colombiens sont également vecteurs d'une crainte bien ancrée de leur propre pays, reliquat de trauma bien réel, des émeutes de Bogota en 2003, du trafic de drogue (Présent, mais finalement, comme dans beaucoup de pays.) et de quelques fait divers que les médias locaux martèle en boucle à la télévision. Une crainte qui prendra un peu de temps pour disparaitre, mais qui sera j'en suis convaincu ne sera bientôt qu'un mauvais souvenir.
Car le seul souvenir que nous laisserons les Colombiens c'est celui de leur gentillesse illimité, de leur politesse extreme et de leur solidarité spontanée envers tout et chacun.
Alors comme on dis ici, ¡Que te vaya bien amigo!
Gab et Fa, Quito - Équateur
Le 21 avril 2022, avec ensemble vingt-cinq kilo de moins qu'au jours du grand départ sept mois plus tôt.
































































































































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Les images sont superbes, de même que les commentaires!!!
RépondreSupprimerQuelle aventure et quelle expérience de vie vous traversez, je suis sûre que vous allez revenir transformés...
Profitez bien de la suite de votre voyage et soyez prudents malgré tout!
Nous vous embrassons
Guy et Josianne
Magnifique, c est avec bonheur que nous suivons vos aventures. Un grand merci à vous deux. Grâce à vous nous découvrons ces contrées lointaines du fond de notre canapé 😉
RépondreSupprimerVous êtes de plus en plus riche grâce toutes ces belles rencontres.
Nous vous embrassons très affectueusement.
On hâte de découvrir la suite de vos aventures 😘😘
Martine et Pascal
C'est tout un paradoxe étonnant : avec vos aventures dans ces pays lointains, on a l'impression d'un peu mieux connaître notre propre pays ! Merci à vous.
RépondreSupprimerOn s'y croirait (presque)!😁 merci pour cette super narration (j'ai l'impression que c'est toi GAB qui me lit l' histoire 😄 je reconnais ton écriture (et tes fautes d'orthographe mdr) vs faites de magnifiques découvertes et rencontres on vs envie #enjoy😎 Popo
RépondreSupprimerHoulalà, Fanny, Gaby, voilà que vous avez littéralement changé de braqué en Amérique latine et nous espérons que cette cheville en vrac est désormais bien récupérée. Mais vos rencontres sont toujours aussi fabuleuses et les paysages, à couper le souffle !! Merci, merci, pour votre témoignage, votre humour, et votre amour des gens.
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