Les Lions du Désert - Fin du premier Chapitre.
Les Lions du Désert
Je vous vois venir gros comme ça "Voila, ils ont pété un plomb ils ce donnent des surnoms pompeux, ils ont les chevilles qui enflent et ils mettent des chaussettes élastiques". Mais c'est même pas nous qui l'avons choisi ce blaze d'abord ! Puis on l'a bien mérité, mais j'y reviendrais plus tard car il est intéressant en fait ce surnom, vestige d'une époque révolu.
C'est pas que j'aime commencer l'article sur nos têtes mal réveillées, mais voila sur cette photo ont peut difficilement le cacher. Après trois semaines d'attente, de chaud froid permanents, de "lutte" contre le blocage injustifié Marocain, une nuit de passage de frontière complètement hors normes avec nos compagnons de voyages et de blocus, on est au sommet du bonheur d'avoir enfin pu passer en Mauritanie.
Alors que nous sommes les tous premiers voyageurs avec Fanny à passer la frontière close depuis plus d'un mois, les autochtones camélides nous regardent passer d'un air benoit. Tous comme les camionneurs d'ailleurs, qui l'air de rien espèrent qu'on incarne le signe d'une ré-ouverture, que les familles vont pouvoir se rejoindre à nouveau et travailler normalement. Mais non, de façon extraordinaire la frontière aura ouvert l'espace de quelques heures seulement, rien que pour une trentaine de voyageurs à purger du Maroc avant une fermeture encore plus sévère (Sur fond de coronavirus)
Alors qu'on pédale machinalement, pour mettre un peu de distance avec le Royaume autoritaire sans réaliser encore qu'on y est enfin, commence au loin le défilé de nos amis ! Tout d'abord Runo et Chloé apparaissent derrière nous, (Désolé les caisseux, camping-cariste et motards en tout genre, les vélos seront toujours les plus rapide à la frontière !) on pédale quelques kilomètres ensemble dans l'Euphorie avant de retrouver Mitoubab et Karim enlisé dans le sable au premier (et seul) carrefour de la mauritanie.
* Il y a trois routes, trois villes et cinq village en Mauritanie. Ce n'est pas une hyperbole, pas besoin de GPS ici !*
Enivré de liberté on avance encore un peu et c'est au tour de Christine et Françoise de nous rattraper, non sans quelques pains au chocolat pour la route, merci les filles ! Lors du premiers barrage policier nous nous ferons rattraper par Christophe, sa famille et les tandemistes (qui ont fait le choix de traverser la Mauritanie aussi vite que possible en covoit, tentation qui nous a plus qu'effleuré l'esprit après trois semaine de blocage au maroc. Arrive dans la foulée Justine et PA dans leur Defender de l'enfer, Jess et Flo, Adil Hynde et les filles dans leur Ducato Jaune et vert respectivement.
Assoiffé, sans repère on se laisse doubler par tout ce beau monde. La température nous assaille sans vergogne (Prémices d'une dizaine de jours cuisants) et le vent de face nous prend avec violence dans ces bras.
On profite de l'apparition d'un village au loin pour ce ravitailler en eau et déguster un Tiboudien ! Mille saveur retrouvé de mon premier voyage en Afrique quinze ans plus tôt, les Mauritaniens nous questionnent timidement sur les vélos, déguisent leur incrédulité derrière des "Hamdoulilah" chantant qui accompagneront notre passage en Mauritanie. Les femmes particulièrement regarde Fanny avec incongruité. "Mais pourquoi tu fait du vélo toi, les femmes ça aime pas le vélo !" C'est des échanges toujours drôles et réciproques, bien qu'on n'arrive pas à exporter le concept du voyage à vélo aux femmes Africaines en général, il faudra bien ce l'avouer.
C'est épuisés, terrassés, laminés, éreintés, essoufflés mais heureux comme un nouveau jour qu'on trouve sans la moindre difficulté notre premier campement dans le désert pour une première nuit Mauritanienne après soixante-douze kilomètres qui semble alors, totalement irréel.
Et quelle nuit, on s'offre notre seule et unique matin sans réveil programmé pour cette partie du périple et c'est un soleil géant qui nous souhaite la bienvenu.
Le désert qui s'offre à nous est celui de nos rêves d'enfances, de nos espoirs déçu du Sahara Marocain qui c'est révélé finalement n'être qu'un Erg rocheux. Voilà devant nous des steppes infinies d'un sable blanc, jaune ou orange, ponctuées d'arbres du désert qui parsèment les étendues miragesques d'une beauté qu'on n'aurait espéré de la Namibie seulement.
Nous naviguons comme des enfants dans ce décors paradisiaque, les yeux à l'affût du moindre détail. On se prends à laisser les vélos sur la route régulièrement et à marcher sans but dans l'étendu majestueuse pour en ressentir la puissance.
Mais il y a un hic. Nous devons parcourir les quatre cent cinquante kilomètres qui nous sépare de Nouakchott, capitale de la Mauritanie, dans un temps aussi court que possible pour gérer nos stock d'eau et de nourriture, difficile à renouveller dans le désert. Ils nous faut donc parcourir cent kilomètres par jour pour ne pas avoir de problème de ravitaillement.
Hors les matins nous surprennent avec un fort vent de face, contre lequel lutter semble impossible et les températures mordante du désert nous agressent la peau et nous déshydrate de façon importante dès la fin de matinée.
Pour ne pas gaspiller notre eau et éviter l'insolation, on prends dès le deuxième jour l'habitude de se lever avant les premier rayon du soleil vers sept heures du matin pour rouler "à la fraiche", on s'arrête systématiquement pour manger et se reposer, aux heures les plus chaudes, de treize heure à quinze heure trente et on roule alors jusqu'à la tombée de la nuit.
Le matin, rebelote. On se lève tôt, on pack les affaires à l'orée du jour et on affronte les étendu parfois désespérément vide de l'Erg sableux. Comptant l'écart entre les pilonnes électrique qui borde parfois la route on découvre que dans le désert notre vision porte de onze à treize kilomètres. Fait inintéressant en soit, mais soyez compatissant avec les cogitations de nos esprit désséchés, c'est parfois long une journée de roulage dans le désert.
Mais si la journée, une étendu aussi plate peut être un cauchemar de monotonie, à la nuit tombé, quand on s'éloigne de la route l'ambiance y est onirique, les sens perturbés de naviguer sur un océan sans repères on se croirait alors en mer par temps calme.
Dans le Sahara, le sable gagne toujours. En témoigne les rares tentatives de construction en dur, abandonnée dès les premières tempêtes de sable, justifiant la mobilité et la souplesse des tentes nomades qui ont l'intelligence de ne pas s'enliser sous le décor éternel.
On roule, on boit, on se repose de façon minuté, on roule, on boit, on se repose de façon imprévu tenu par un peu d'épuisement. Puis on campe et on recommence.
Mais n'allez pas croire que c'est ennuyant, monotone ou seulement difficile.
Car les paysages changent, subrepticement ou parfois d'un coup d'un seul et chaque mètre pédalé, chaque goutte de sueur qui n'atteindra jamais le sol car évaporée bien avant, vaut alors sont pesant d'or. On avance les yeux ébahis sur cet océan de pure beauté. Le désert est pur, il se renouvelle sans cesse. Nul trace de roue qui soit pérenne, nulle installation qui ne puisse être plus qu'éphémère. Il est beau aujourd'hui, il le sera demain, mais différemment, lavé par le vent et le sable.
On se sent comme sur Arrakis dans les mondes de Dune si bien (d)écrit par Frank Herbert.
Si je vous parle de beauté du jour, de paysage, je n'ai même pas encore évoqué le clou du spectacle.
Quand le soir on jete les vélos dans le sable, que le campement est installé, on s'assoit et on attend. On profite du (très) rapide couché de soleil aux milles couleurs, puis enfin vient la nuit. Alors se dresse devant nous le ciel le plus incroyable de notre vie. A plusieurs centaines, voir milliers de kilomètres dans chaque direction, de la première ville, de la moindre pollution lumineuse, d'un quelconque obstacle dans l'horizon, le ciel nocturne est un orgasme constant des sens à défaut de nuage.
Incapable de le photographier convenablement on se contente de s'y perdre, on re-découvre les constellations disparu de nos mémoires tant elles sont dure à observer chez nous, on prend de nouveau plaisir à contempler la voie lactée, comme il est désormais si difficile de la voir dans notre atmosphère citadine polluée sous tous ses aspects.
Les étoiles vont d'un bord à l'autre de l'horizon, épousant le Désert pour une fusion parfaite.
Les couleurs du matin sont plus vives, plus tranchées, à défaut d'inviter à la rêverie elle nous mettent plus vite en jambes.
On finit par comprendre que si les nomades et autres peuples locaux utilise le chèche ce n'est pas pour rien. Après quelques essais on trouve enfin la façon de le vêtir convenablement et on gagne de très précieux degrès contre les assaut conjoints du soleil et du sable et du vent qui vous fouettent le visage, vous remplissent les poumons et qui vous déssèche la peau.
A ce propos, merci Rémi pour ce super cadeau d'anniversaire que j'aurais porté de la Mauritanie à la Gambie avec reconnaissance.
Dans le désert la solidarité est de mise, aussi dans le courant de la journée de nombreuse voitures s'arrêtent pour nous donner de l'eau, du lait, des mandarines. Parfois il nous suffira de dire entre nous en rigolant "Avec le thé de onze heures on aurait bien pris une viennoiserie" pour qu'un pick-up s'arrête et... Nous donne des pains au chocolat !
On met à profit nos longues pauses de mi-journée pour remplir les innombrables fiches de renseignement que demandes la police lors des treize barrages routiers que nous rencontrerons sur le chemin.
Mais soyez rassuré, se faire arrêter en vélo en Mauritanie devient un plaisir et si la police ne nous applaudit pas sur le passage alors elle nous arrête... Pour nous donner de l'eau et des sodas.
A l'aube du cinquième jour, les paysages changent doucement et on se laisse porter avec plus de facilité que d'habitude sur une superbe trace, le vent ne luttant exceptionnellement pas contre nous ce jour.
Alors qu'il apparait d'heure en heure de plus en plus possible qu'on atteigne de façon inespéré Nouakchott le soir même (un jour en avance sur le planning), pendant notre pause thé du soir (oui on boit beaucoup de thé) deux motards nous doublent à grand renfort de klaxon et de coucou. Puis font demi-tour et viennent nous papoter, c'est comme ça qu'on rencontrera Jojo et Chloé futur partenaire de route jusqu'au fin fond de la Gambie !
A l'aube du cinquième jour, les paysages changent doucement et on se laisse porter avec plus de facilité que d'habitude sur une superbe trace, le vent ne luttant exceptionnellement pas contre nous ce jour.
Alors qu'il apparait d'heure en heure de plus en plus possible qu'on atteigne de façon inespéré Nouakchott le soir même (un jour en avance sur le planning), pendant notre pause thé du soir (oui on boit beaucoup de thé) deux motards nous doublent à grand renfort de klaxon et de coucou. Puis font demi-tour et viennent nous papoter, c'est comme ça qu'on rencontrera Jojo et Chloé futur partenaire de route jusqu'au fin fond de la Gambie !
Sur leur conseil on prend la direction d'une superbe auberge (le Triskell) à Nouakchott pour une paire de nuit de repos bien mérité et un gros ravitaillement.
Qu'elle surprise de retrouver ... Runo et Chloé avec leur vélo ! Nous y apprendrons que dépité face au vent et à la chaleur ils ont abdiqué et fait du stop. Nous voilà rassuré, on commençait à croire qu'ils avaient pédalé comme des dieux et on était jaloux.
Qu'elle surprise de retrouver ... Runo et Chloé avec leur vélo ! Nous y apprendrons que dépité face au vent et à la chaleur ils ont abdiqué et fait du stop. Nous voilà rassuré, on commençait à croire qu'ils avaient pédalé comme des dieux et on était jaloux.
Arrivé à l'auberge, quel bonheur de recevoir des messages de tous nos partenaires de blocus qui s'inquiètaient de ne pas avoir eu de nouvelles de notre part jusque là, ça fait chaud au coeur de voir comme ce groupe aura été unis.
Je n'ai aucune photo de Nouakchott ni de la traversé de deux cent cinquante kilomètre jusqu'au Diawling (proche de la frontière Sénégalaise). Porté par l'épuisement on aura profité de nos deux nuits en ville pour fêter Noël dans l'ambiance très relax de la Mauritanie et les paysages post-Nouakchott ne valant pas le désert qui la desservent on n'a pas sorti l'appareil photo.
C'est avec un peu de nostalgie qu'on quitte tour de roue après tour de roue le Sahara, ses dunes, sa magie lunaire nocturne, son atmosphère incomparable et son sable qui croque sous la dent!
On a porté jusqu'à vint-cinq litres d'eau, les coups de soleils sont inévitable malgré les protections, Fanny aura eu le droit à une insolation et un quasi black-out d'épuisement juste avant le Diawling.
Car c'est ça aussi l'aventure à vélo, pour profiter des éléments il faut les affronter.
Et s'il arrive qu'on aime se donner de grand air d'aventurier, je crois que pour cette fois on aura pas démérité notre statut de voyageur (un peu) aventurier.
Mais trève de sable, il faut désormais choisir à l'approche du Sénégal si on passe la frontière par Diama et son (magnifique) parc du Diawling ou si on prend là très (mé)réputé frontière de Rosso et son bac.
Aucunement tenté par l'idée d'un bac et d'un millier de passeur nous assaillant pour nous "aider" à passer la frontière, on se laisse séduire par la moins connu frontière de Diama (sur le barrage du fleuve Sénégal).
Quel bonne idée que voilà les amis ! Fanny à peine remis de son insolation de la veille (qui nous aura valu de voir notre premier... Phacochère!)
On se retrouve immergé dans le Diawling, un parc réputé pour l'observation des oiseaux et voila que pour une fois, le hasard de nos pérégrinations nous amène à la bonne saison en pleine migration et période des amours pour volatile !
Ce ne sont pas quelques oiseaux que nous auront le plaisir d'observer dans le ciel ou sur terres. Mais des centaines de milliers au bas mots, sans aucune hyperbole ni exagération de quelques sortes. Pélican, grue, aigrettes, flamants roses et que sais-je à défaut d'être un ornithologue averti impossible de les nommer.
Il faut reconnaitre que le cadre du Diawling même sans volatile vaudrait le détour.
Le Diawling c'est aussi des chameaux, des phacochères, divers insectes et mêmes quelques croco parait-il ! Mais c'est surtout des oiseaux.
Alors qu'on lorgne sur quelques nénuphars pour guetter entre deux les traces d'un croco, on dérange une famille de phacochère, le "sanglier" du coin. L'impression d'être dans le casting du roi Lion est là, même si la bestiole est en vrai est plus petite que dans l'imaginaire et particulièrement inoffensive.
Les pécheurs remonte leur filet à la main sur les couleurs légèrement rosé du lac.
On observe pantois l'envol de milliers d'oiseaux dans l'horizon, une dernière famille de phacochère, quelques chameaux (nos derniers pour un sacré moments !)
Le Diawling c'est aussi des chameaux, des phacochères, divers insectes et mêmes quelques croco parait-il ! Mais c'est surtout des oiseaux.
Alors qu'on lorgne sur quelques nénuphars pour guetter entre deux les traces d'un croco, on dérange une famille de phacochère, le "sanglier" du coin. L'impression d'être dans le casting du roi Lion est là, même si la bestiole est en vrai est plus petite que dans l'imaginaire et particulièrement inoffensive.
Les pécheurs remonte leur filet à la main sur les couleurs légèrement rosé du lac.
Mais trèves de volatiles, si l'on s'est laissé piéger par la matinée il nous reste encore une frontière à passer, du change à faire, des repères à prendre... car on doit aller au Sénégal d'ici quelques heures quand même !
On traverse le poste de Diama sans encombre, tant côté mauritanien (ou les douaniers font les formalités... Couché dans leur lit ! Quand on vous dit qu'ils sont relax les Mauritaniens) que côté Sénégalais où émerveillés par l'histoire de notre tour du monde les gardiens du barrage refuse qu'on paye les frais pourtant obligatoire et officiel de passage du pont !
Les vélos se révèlent un véritable passe partout, leur simple présence nous évite les bakchich pourtant demandé devant nous aux autres voyageurs. L'idée ne nous est même pas évoqué, sous entendu et l'on nous souhaite la bienvenu au Sénégal.
Si l'ambiance est incontestablement sympa, le prix de l'hébergement et l'appel de la nature nous pousse à prendre la direction de la langue de barbarie dans un camping conseillé par Christophe et sa famille, connu de tous dans l'Afrique de l'Ouest, le Zébrabar.
On quitte Saint-Louis non sans rentabiliser Auchan pour quelques courses festives (Saucissons, alcool, chips, fromage, vous le sentez là, le manque après trois mois dans des pays Musulmans ?) en prévision du nouvel-an ! Car oui nous sommes le 31 et nous nourrissons depuis plusieurs semaines l'envie de faire un peu la fête !
La beauté de la route est contrasté par la pollution massive au plastique que l'Afrique connais depuis déjà bien longtemps maintenant.
Tous y a été conçu, pensé et travaillé de façon minutieuse pour permettre de profiter de l'endroit sans (trop) le dénaturer.
Contre partie Suisse, il faut payer à prix d'or l'emplacement (pour une tente car c'est le même prix en camping car et c'est alors raisonnable) la négociation est un affront Français au pauvre Suisse qui n'a pas l'habitude d'une clientèle si près de ses sous.
Mais stéréotype financier à part les propriétaires sont à l'image du camping (en or) et on se laisse subjuguer par l'endroit.
On retrouve (sans surprise pour une fois car un peu prévu d'avance) nos potes Jojo et Chloé qui ont pris pied un peu en amont au Zebrabar le temps de réparer une de leur moto qui connait quelques déboires mécanique à Saint-Louis.
On profite de la vue depuis l'improbable plateforme géante construite au dessus du restaurant et on ne tarde pas à y boire des coups tous ensemble à quelques dix mètres au dessus de la canopée !
A l'approche de l'heure fatidique du changement d'années v'la pas qu'il sort une guitare notre amis Suisse et qu'il se met à chanter ! Et il chante comme il joue, c'est à dire merveilleusement bien, des reprises rock purement seventies. La soirée s'enivre, on danse, on boit et je blugps tro' dékrir la suite, plagsqu'onété bourré.
A l'approche de l'heure fatidique du changement d'années v'la pas qu'il sort une guitare notre amis Suisse et qu'il se met à chanter ! Et il chante comme il joue, c'est à dire merveilleusement bien, des reprises rock purement seventies. La soirée s'enivre, on danse, on boit et je blugps tro' dékrir la suite, plagsqu'onété bourré.
Mais c'était une soirée d'anthologie croyez moi ! A une petite vingtaine on aura animé le camping comme jamais et vérifier consciencieusement la bioluminescence nocturne des fonds marins.
Au petit matin le chant des Calao nous cueille et Fanny sort l'appareil photo.
Une multitude d'oiseaux nous entoure, protégé par la canopée (artificielle) du Zebrabar.
Quand vient le soir, Fanny et moi, on se promène (enfin décuvé) sur la petite plage.
Alors qu'on trempe les pieds dans le fleuve Sénégal on réalise doucement où nous sommes.
Dans ce Sénégal tant espéré, qui c'était éloigné de notre horizon le temps d'un blocus Marocains, alors on se prends par la mains et on marche dans le sable chaud pendant qu'en France vous vous pelez les miches, principal avantage du voyageurs que de pouvoir narguer ses compères restés à domicile depuis une plage paradisiaque.
On restera quelques jours au Zebrabar à profiter de la plateforme d'observation, de ses calaos et autre volatiles et de sa Gazelle (bière Sénégalaise de 66cl à partager sans modération!)
On filtre de l'eau entre deux Gazelle quand mêmes.
Après une dernière soirée avec nos amis et une mémorable partie d'échec géant,
On reprend la route ! Ou plutôt on la prends, car depuis qu'on est arrivé au Sénégal on a pas tant roulé que ça et on sent l'appel de Dakar (d'où on espère trouver un voilier pour la transat rappelons le !)
Jojo et Chloé il veulent essayer nos vélos, mais soit disant il préfère garder leur motos les flemmards ! (même en panne pfff)
Poussé par l'impatience on réalise pas de suite que la nuit fiévreuse que j'ai passé n'était pas dû à la fatigue ou à une Gazelle de trop.
Alors on bat la route (Hit the road, jack !) et on contemple comme des gamins (qu'on est) nos premiers Baobabs, immense apparition de bois et de pain de singe au milieu de la langue de Barbarie.
Le soleil cogne et je fais pas franchement le malin. A onze heure je suis quasiment tombé du vélo deux fois déjà et pour la première fois du voyage heure après heure je languis d'arriver, et ce n'est que le premier des trois jours de route vers Dakar.
Au troisième jour, quoiqu'encore essoufflé et fatigué, ça va mieux. Alors je profite à mon tour du paysage et de l'atmosphère des villages qu'on traverse pour se ravitailler en eau (il fait encore très, très chaud)
Au dernier jours de route, dans une vallée de baobabs on se fait offrir plein de légume du jardin par Joachim qui nous a surpris dans son champs pendant notre pause thé du matin, alors que la journée c'était révélé plutôt difficile jusque là. On lutte contre une mendicité-cadeau assez agressive (notamment des adultes, choses nouvelles depuis notre entrée au Sénégal), la température élevée et une foutu plante invasive de m**** qui se colle partout et vous laboure la peau jusqu'au sang pour ce propager.
Il fait chaud, à moins que ce ne soit moi ? L'un dans l'autre Fanny doit tout faire, campement, cuisine, gestion de l'eau. Entre deux suées nocturnes, je me contente d'essayer de dormir et de pédaler la journée. Mater moi ce soleil couchant ci-dessous, moi je l'ai totalement loupé.
Au troisième jour, quoiqu'encore essoufflé et fatigué, ça va mieux. Alors je profite à mon tour du paysage et de l'atmosphère des villages qu'on traverse pour se ravitailler en eau (il fait encore très, très chaud)
Au dernier jours de route, dans une vallée de baobabs on se fait offrir plein de légume du jardin par Joachim qui nous a surpris dans son champs pendant notre pause thé du matin, alors que la journée c'était révélé plutôt difficile jusque là. On lutte contre une mendicité-cadeau assez agressive (notamment des adultes, choses nouvelles depuis notre entrée au Sénégal), la température élevée et une foutu plante invasive de m**** qui se colle partout et vous laboure la peau jusqu'au sang pour ce propager.
Clou du spectacle, on se fera caillasser par une trentaine de gamins dans un village pour... Avoir refusé de leur donner nos vélos alors qu'on galère dans un raccourci en sable que j'avais repéré sur la carte pour rallier le lac Rose (et pour lequel Fanny me maudit encore)
Les adultes du coin rigole en regardant la scène, un peu dépité il me faudra brandir - sans le lancer - à mon tour un énorme cailloux dans leur direction pour faire fuir la meute d'enfant tous en leur criant dessus.
Mais le lac Rose fini par pointé le bout de son (adorable) museau et nous voila à une trentaine de kilomètre seulement de Dakar.
C'est donc la gueule désséché, des relents d'alcools au fond de la gorge et quelques souvenirs de pétanque nocturnes jusqu'à trois heures du mat qu'on (je surtout) se réveille à six heures avec un élan improbable d'énergie. Je réveil Fanny qui n'y croyait plus et on prend comme prévu la route de Dakar, que les cyclo ont plutôt l'habitude de faire en taxi par sécurité.
Un peu hagard on réalisera qu'on peut prendre un chambre directement au CVD pour tenter de faire du bateau stop ! Quel meilleur emplacement possible ?
Mais le lac Rose fini par pointé le bout de son (adorable) museau et nous voila à une trentaine de kilomètre seulement de Dakar.
On ce trouve un camping vraiment abordable et on y rencontre Bob et Michèle, couple adorable qui nous paye une tournée de Martini - Whyski. Tout en se présentant on sent que l'ambiance risque d'être festive et on se promet de pas abuser pour ne pas retarder notre arrivé dans Dakar la folle, car il nous faut partir tôt pour éviter les bouchons et l'incroyable circulation Sénégalaise des trente kilomètres nécessaire pour pénétrer la Capitale endiablé.
C'est donc la gueule désséché, des relents d'alcools au fond de la gorge et quelques souvenirs de pétanque nocturnes jusqu'à trois heures du mat qu'on (je surtout) se réveille à six heures avec un élan improbable d'énergie. Je réveil Fanny qui n'y croyait plus et on prend comme prévu la route de Dakar, que les cyclo ont plutôt l'habitude de faire en taxi par sécurité.
C'est après cinq heures de luttes acharnées contre la ville, ses bouchons, ses camions à contresens, ses plaques d'égouts manquantes résultants en trou béant au milieu de la route, ses voies ferrés improbables traversé de trains tout aussi improbable que nous attendrons le CVD.
Le fameux Club de Voile de Dakar qui porte tous nos espoirs de trouver un voilier pour effectuer une transatlantique.
Un peu hagard on réalisera qu'on peut prendre un chambre directement au CVD pour tenter de faire du bateau stop ! Quel meilleur emplacement possible ?
On commencera à réaliser doucement que la perte totale de gout et d'odorat dont je pati depuis la veille (ce qui est plutôt un avantage dans Dakar car la ville pu de façon immodéré) est peut-être le signe d'une infection dû au Covid. Le pays connait une poussé énorme du coronavirus depuis deux semaine et presque tout le monde est infecté. On prévient de suite le Zebrabar et nos potes, mais peine perdu Jojo et Chloé connaitrons à leur tour les désagréments et les nuits fiévreuse.
ça peut vous paraitre étrange, obsédé par le virus qu'on est en Europe, mais nous en voyage ça fait quatre mois qu'on a pas vu un masque, pas abordé le sujet, pas eu à affronter complotisme ou autre théorie en tous genre pro ou anti-vax. On vit tellement libéré du Covid qu'on l'a oublié. Alors je l'ai attrapé puis voila. A ranger au rayon des ça c'est fait.
La semaine de repos, attente au CVD tombe très bien et je dors comme jamais régulièrement affaiblit sans rien faire de spécial.
Mais voila, aucun voilier à l'horizon. Les heures de gloire du CVD sont ferrées dans le passé et très peu de voilier font désormais escale en comparaison d'avant à Dakar, d'autant que nous avons loupé le coeur de la saison à cause d'un certain blocus Marocain dont j'ai déjà bien assez parlé. ("A mais si vous étiez arrivez deux semaines avant y'avais encore pleins de bateau au départ pour le cap vert !" nous accompagnera très régulièrement)
La faute à une mauvaise réputation de "petite piraterie" des pécheurs locaux (Situation qui tend à se développer un peu partout en afrique de l'Ouest) et à de nombreuses épaves sous marines non signalé. Les gens ont donc tendance à traverser directement du Cap-vert pour faire leur transatlantique sans plus faire étape à Dakar, le Cap étant désormais équiper pour avitailler les voilliers.
*****
(pas si) Petite apparté, pour comprendre comment des pécheurs en arrivent à attaquer les navires de plaisance, il faut regarder un ensemble de facteur dont les trois quart doivent probablement nous échapper. La cause de ces attaques est toute simple, il crève de faim. Littéralement. Mais pourquoi ? En grande partie à cause de la surpêche, et on parle pas des quelques milliers de pécheurs africains en barque, mais des immenses Chalutiers Chinois (pour la plupart) qui drague le fond des Océans avec des filets de plusieurs kilomètres de long dévastant tout sur leur passage. Dauphins, poissons quelques soit la taille, thons... Le tout broyé en farine de poisson afin de nourrir d'autres poissons notamment des saumons dans les fermes nord européennes. Concessions de pêche négociées par le rouleau compresseur Chinois en échange de grand travaux de voiries et de corruptions finement placé.
Vient ensuite tout un ensemble de perte de valeur communautaire observable en Afrique en faveur d'un individualisme attisé par notre modèle capitalistique faussement "enviable". Les impacts en sont multiples et se décline à toutes les échelles de la société Africaine, avec une très belles visibilités des conséquences néfaste et à mon gout, pas tant de la "belle" redistribution des richesses de notre modèle.
*****
Conséquence indirecte, les voiliers qui veulent visiter l'Afrique choisissent de plus en plus le "Lamin Lodge" en Gambie. Un bolong tranquille apparemment.
Un premier voilier arrive au sixième jours, porteur de peu d'espoir pour nous. On guette les navires tous les jours sur Marine traffic mais le verdict est sans appel. Les voiliers ne se dirige pas vers Dakar en ce moment.
On profite de la semaine pour réparer les vélos avec un mécanicien super sympa du centre ville, qui quand on lui raconte notre périple nous gratifie à son tour du pseudonyme de Lions du Désert.
Cette fois il nous faut une explications, c'est quoi ça un Lion du désert dis ?
Il s'agit du surnom gagné par tous les étrangés (Toubab ou pas) qui arrivaient depuis l'Europe par la piste au Sénégal, par tous moyens de locomotions terrestre à une époque où la Mauritanie (ou le Mali) n'était qu'une longue langue de sable dangereuse et sans bitume.
Il fallait alors plus de treize jours au meilleur des 4x4 pour passer du Maroc au Sénégal et les tenants de l'aventure avait le droit à ce surnom digne de leur bravoure, après un à deux mois de piste pour boucler l'aventure d'une vie.
Dans l'imaginaire Sénégalais actuel, la Mauritanie et le Sahara Occidental Marocain représente encore et toujours un obstacle infranchissable vers l'Europe tant fantasmé à tort et à travers. Il s'agit toujours dans la réalité d'une barrière naturelle de plusieurs milliers de kilomètres de sable (quasi) infranchissable à pied.
Poussant de plus en plus de passeurs à embarquer depuis le Sénégal directement les futurs clandestins désespérés (s'ils ont la chance d'arriver à destination) et à braver l'océans vers les Canaries.
Mais si aujourd'hui il suffit d'une voiture avec la clim et d'une paire de jour pour traverser la Mauritanie, avec Fanny on trouve qu'on l'a pas volé ce surnom que nous donne les Sénégalais avec bienveillance quand on leur raconte notre périple à vélo.
On réalise un peu d'un coup qu'on vient de faire Nîmes-Dakar à vélo sans stop et dans une belle proportion en autonomie totale.
Notre Paris-Dakar à nous, le premier chapitre d'une histoire qui nous donne l'impression d'avoir été un pan de vie entier tant il à été riche en émotions, rencontre et diverses beauté alors que nous en sommes en réalité qu'au prologue de ce beau livre.
Alors tant pis pour la modestie, cette fois on s'amusera avec un peu de fierté de notre nouveau statut de Lions du Désert.
Puis voila, à défaut de chance pour la transat, sur un coup de tête à l'aube du septième jours, quand Dieu lui se repose, nous on se bouge !
On plie les affaires à toutes vitesse et on part au port réserver pour le jour même nos places sur l'Aguene, le fameux (si si je vous jure) ferry qui rallie Dakar à la Casamance en une nuit.
On met des masque pour la première fois depuis l'Espagne dans le port et après moultes tractations pour charger vélos et bagages en sécurité - et ce sans bakchich s'il vous plait! - dans le bateau nous y voila !
Et quel bonne idée ! (je sais j'auto flatte trop souvent nos propres idées) La Casamance est une enclave du Paradis, les Sénégalais y sont tranquille (beaucoup plus qu'au nord) et les paysages magnifique. On traverse bolong sur bolong, on passe d'iles en iles dans une mangrove de palétuviers dominé par d'immense Fromager (Silktree en Anglais n'essayais pas la traduction "cheesemaker" ça marche pas)
Son petit Guy il est sur la bonne voie, ici on a compris que l'exode vers les grande ville n'est pas le Paradis tant vendu et c'est tant mieux.
Sur la route de Cap-Skiring on croise de nombreux barrage policiers, les fameux tronçons craint de tous les voyageurs qui doivent s'affranchir sans aucune exceptions de bakchich à chaque passage. Tous ? Non, sauf un petit couple de gaulois à vélosqui résiste à l'envahisseur Romain, qui non content de ne même pas se faire arrêter, on le droit à de grand pouce en l'air quand ils ne se font pas applaudir par l'armée.
On y dort tant bien que mal (enfin surtout mal, la clim étant réglé sur 18° et l'extérieur trop bondé pour y dormir) et on se réveille sur le fleuve Casamance accueilli par des dauphins qui font le show pour notre plus grand plaisir, saut, backflip, course entre eux, passage sous le ferry c'est dingue à voir !
L'idée est la suivante : Quitte à avoir probablement loupé la saisons des voiliers (tu vas le gagner ce pari mon Rémi!) et à devoir prendre un avion depuis Dakar pour l'Amérique du Sud autant profiter de la Casamance avant de partir et tenter le tout pour le tout en faisant du bateaux stop sur la route notamment dans ce fameux "lamin lodge" Gambien (C'est ou ça déjà la Gambie ? A vos cartes!)
Et quel bonne idée ! (je sais j'auto flatte trop souvent nos propres idées) La Casamance est une enclave du Paradis, les Sénégalais y sont tranquille (beaucoup plus qu'au nord) et les paysages magnifique. On traverse bolong sur bolong, on passe d'iles en iles dans une mangrove de palétuviers dominé par d'immense Fromager (Silktree en Anglais n'essayais pas la traduction "cheesemaker" ça marche pas)
ça a de la gueule comme arbre hein ? A la première pause Joseph nous invite à visiter sa plantation de mangue, orange et autre bananiers pour nous en donner et partager son bonheur de cultiver ses plantes avec passion. Véritable doigt d'or des techniques ancestrales il fait pousser le tout à coup d'astuce simple et efficace qui font pâlir Roundup et même les astuces de ta grand mère ! Même ses poules elles sont bio (pas si évident en Afrique) il les déparasite avec de l'écorce d'arbres qu'il fait détremper des jours entiers dans l'eau des abreuvoirs.
Son petit Guy il est sur la bonne voie, ici on a compris que l'exode vers les grande ville n'est pas le Paradis tant vendu et c'est tant mieux.
Sur la route de Cap-Skiring on croise de nombreux barrage policiers, les fameux tronçons craint de tous les voyageurs qui doivent s'affranchir sans aucune exceptions de bakchich à chaque passage. Tous ? Non, sauf un petit couple de gaulois à vélos
On en vient même à croire que c'est finit, que l'Afrique de l'Ouest tant à voir disparaitre la sale habitude de Bakchicher les toubabs. Mais les voyageurs "lambda" rencontrés ou autres expatriés nous remettrons vite les pieds sur terre et nous réaliserons encore une fois l'avantage indéniable des vélos.
En Casamance, c'est de nouveaux le Paradis des oiseaux ! Aidé par nos bivouacs en plein marécages nous pouvons profiter assis, thé à la mains de la saison des amours qui touche à sa fin pour les volatiles. (En échange d'une invasion de moustique, insectes divers et variés et d'un peu d'humidité on peu pas tout avoir)
Les spots sont facile à trouver et on vous laissera juger de la beauté des lieux par vous mêmes bande de flemmard (quoique si vous êtes arrivé à lire l'article jusque là, vous aussi vous êtes déjà un peu un lion du désert et pas si flemmard que ça)
La journée on visite le Cap-Skiring non sans en profiter pour manger un peu de poisson.
Si la lancée des pécheurs au petit matin, en voie d'industrialisation sur Dakar à manquer à mes souvenirs d'enfance, Cap-Skriring rattrapera largement le coup avec une superbe plage à embarcations de pêches au riches couleurs Sénégalaise.
Et après des mois d'aventure à mériter notre appelations de Lions du Désert, on va pas se mentir le programme en Casa il est plutôt ... Chill, farniente et doigts de pied en éventail !
Les Casamançais ont vraiment l'art de vivre à la cool et on nous propose même de dormir à la Petite Suisse sur la plage directement !
On remonte doucement la Casamance vers le nord, contemplant les immenses termitières en bord de route.
Pour briser la monotonie on s'enfonçe dans les terres et on décide d'aller passer une paire de nuits sur l'ile de Carabane, réputé "île de la tranquillité".
Alors qu'on aurait dû louper la barque communautaire pour l'île de plus de deux heures... Voila que celle ci nous attend tranquillement sur la plage de Elinkine. Pour une fois l'heure africaine nous rend service ! "La pirogue part à midi, Inchallah." Inchallamaispascejourla.
On quitte donc Elinkine un peu dans la précipitation après avoir négocié le passage et chargé les vélos avec quelques sueurs froides dans la grande barque communautaire. (Feront-il plouf, feront-il pas plouf pendant le chargement ?)
On survit à la (lente) traversé pendant laquelle deux adolescents se relaient pour vider l'eau qui s'infiltre en permanence dans la barque et nous voilà sur Carabane, le premier comptoir commercial de Casamance comme en atteste les quelques rares vestiges coloniaux.
L'appellation "tranquille" de l'Île est clairement mérité et après une centmilliardième crevaison du vélo de Fanny (la faute au poules qui picoré le pneus pendant le trajet en barque d'après Fanny) on pousse tranquillement les vélos sur la plage de Carabane pour ce trouver un nid douillet ou dormir.
Mattez moi ce bronzage au petit oignons, mais pendant que vous vous moquez sans vergogne de mon bi-ton, moi je matte des dauphins en direct depuis la plage ! Na.
On amorti le coup de l'hébergement en cuisinant direct dans la chambre, car sur Carabane pas de cantine locale ! Pas que les resto soit hors de prix, mais hors de budget pour nous.
Au deuxième jour on se fend d'une ballade à pied sur la première partie de l'immense île.
Des oiseaux, de la plage paradisiaque, des arbres à cajou, du petit chemins pénard... Vraiment tout pour ce plaindre.
Et voila t'y pas qu'au beau milieu de la mangrove, à trois kilomètres d'un village qui est déjà en soit paumé au fond de la Casamance, qui est paumé au fond du Sénégal, on tombe sur une maison de vacance sur pilotis, sur un banc de sable innacessible autrement qu'en pirogue.
ça dénature un peu l'endroit certe, mais faut se l'avouer on est un peu jaloux quand même.
Puis elle est bien planqué en réalité.
Tout sur Carabane semble hors du temps, et on se laisse capturer par son art de vivre.
Tout sur Carabane semble hors du temps, et on se laisse capturer par son art de vivre.
Mais comme souvent pas de solution viable au traitement des déchets. Pour une raison qui m'échappe en Afrique on brule très peu les déchets, ce qui à défaut d'être écologique permet d'éviter la propagation sur la terre et en mer des innombrables déchets plastiques. (Et venez pas vous la ramener sur les Africains en parlant d'écologie avant de faire un petit bilan carbone de votre mode de vie occidental, hein très chère touriste en mal de médisance qui viennent critiquer chaque maillons du mode de vie Africain tout en jetant leur canette de bière par terre à la sortie du club med entre deux virées quad, débarquant sur l'île en speed boat par impatience.) Vlan pour la petite parenthèse médisance sur l'attitude de nombreux touriste en Afrique, dont les motifs de tourisme semble souvent très ... Ciblés.
Le temps file et on s'impatiente, les îles c'est bien mais on tourne en rond au troisième jour. Alors on jette un dernier regard et on charge de nouveau les vélos sur la pirogue communautaire ! Celle du Matin, qui part avec trente minute d'avance ou une heure de retard on a rien compris, mais on est bien content d'être dessus.
*** -> Photo qui n'a rien à faire la, d'un entrepot Chinois de construction d'infrastructure routière, fruit des fameux échanges contre les permis de pèches désastreux, qu'on retrouve également en Gambie ***
Pas les deux asperges en photos ci-dessous qui se prennent en photo pour voir à quel point le temps à un impact inégal sur les hommes et les femmes en voyage.
Non, mais celle ci. Zoomez moi ces beaux spécimens ! C'est maquillé, coiffé, paré comme pour le bal de fin d'année. Majestueux, ce sont de très grand oiseaux qui poussent comme leur dignité le laisse supposer un cris retentissant proche de celui d'un cochon en train de se faire égorger. La nature aime parfois compenser la beauté je crois.
Bien avant les Chinois, les entreprises françaises avait elle aussi tenté des partenariat douteux entre infrastructure et présence territoriale en Afrique. Mais cocorico mis à part, en terme de proportion au jeu de la corruption de grand échelle pour une fois on se fait battre à plat de couture !
On entretien toutefois bien notre présence dans d'énorme consortium minié du Maroc au Sénégal, soyez rassuré on est encore là pour les dernières ressources à piller.
Enfin, on se prépare pour notre dernière nuit Sénégalaise avant la traversé en Gambie.
Sarcasmes à part, la température est subitement remonté depuis Carabane et voilà que nous n'arrivons plus (du tout) à filtrer autant d'eau que ce que l'ont en boit par jour. Voici donc une excuse parfaite pour aller vérifier si Kafountine vaut sa réputation de petit paradis terrestre le temps d'un plouf rafraichissant dans l'océan ! Réponse, non, pas du tout.
Mais on y passera quand même la journée pour ce reposer, vacances dans nos vacances.
Plaignez nous un peu quand même, il a fallut pousser les vélos cinq cent mètres dans du sable fin pour arriver là. Les eaux y sont très salé, contrairement à Carabane ou le mélange eau fluvial / océanique atténue de façon fort agréable la salinité.
Enfin, on se prépare pour notre dernière nuit Sénégalaise avant la traversé en Gambie.
Depuis la première évocation de l'ex enclave Anglo-saxonne je pari que vous avez étudié vos carte et vos classiques.
Vous savez donc que la Gambie est réputé être l'un des pays les plus corrompu au monde et son passage de frontière l'un des plus terrible. Bien décidé à ne pas ce faire em*****er on dort au plus près du poste frontière, on se charge en eau et en nourriture comme pour un siège (Pour comprendre ça, il faut tenter la drôle d'expérience lors d'un passage de frontière de sortir réchaud, tente, siège et de ce faire du café ou un petit sandwich en chantonnant tranquillement livre à la main au post-frontière devant le douanier corrompu qui vous rétentionne vos passeport en demandant un bakchich, authentique ça marche (presque) à tous les coups et ça vous fait de super histoire à raconter , il faut juste pas être presser ! (ndmm : [note de moi même] C'est notre "fameux" passage de la frontière Cambodge-Laos en motos en 2017))
On se prépare psychologiquement, je fait la liste des arguments, un stock de patience (vrai conseil, il ne faut jamais au grand jamais s'énerver, s'impatienter, hausser le ton spécifiquement en Afrique ou cela passe vite pour un syndrome du "colonisateur". En tournant en rond avec gentillesse et la voix la plus douce possible sur des arguments réfléchi à l'avance on peut solutionner la plupart des problèmes avec un peu de patience). Aux premières lueurs de l'aube on se lève près à tout affronter et on observe quelques superbe spécimens de volatiles dont nos Calaos adoré.
On arrive à la frontière et quel déception ! Les Sénégalais nous laissent sortir sans un regard et on entre en Gambie à grand renfort de sourire, salutations et "Welcome to Gambia !"
C'est encore gonflé à bloc qu'on se retrouve en un quart d'heure, visa en poche sans même une demande de bakchich ni une petite évocation. Presque déçu j'hésite à me plaindre mais je résiste.
Il faut nuancer toutefois un éléments majeur, la corruption à tendance à se passer avec les douaniers, plus rarement avec la police des frontières. Hors en vélos, on esquive à toutes vitesse les postes de douanes qui tant qu'on ne s'y arrête pas ne nous demande rien. On joue donc encore une fois la super carte "vélo passe partout".
Pour ceux qui ne connaisse pas les joies d'un passage de frontières terrestre c'est le schéma suivant avec des variations plus ou moins chronophage :
1 Millier de petites guitounes, shop, services de changes en tout genre et passeur plus ou moins véreux du pays sortant. (on y épuise s'y nécessaire les derniers billets en monnaie locale, côté entrant on y fait le premier change hors de prix ,si nécessaire, on évite si possible)
2 Police des frontières (tampons de sortie) du pays sortant - Rarement mais quelquefois des demandes de bakchich.
3 Douanes du pays sortant (Papier des véhicules, petit billet svp, passavent, petit billet svp, marchandises à déclarer, petit billet svp, bonne journée, petit billet svp) C'est la qu'on essaiera le plus souvent de vous taxer si l'ambiance du pays et aux "petite contribution illégales" ce qui n'est pas non plus une généralité universelle mais faut s'y préparer pour l'éviter.
4 Passages de frontières à proprement parler (ou No man's land pour la Mauritanie, faux poste médical pour le Cambodge, le plus souvent une infrastructure neutre comme un pont ou une route barricadé)
Puis on inverse.
5 6 et 7 la même mais à l'envers pour le pays entrant !
Arrivé en Gambie on change à peine assez d'argent pour deux jours, l'idée étant de passer au Lamin Lodge en deux temps trois mouvement voir si un voilier traine là bas puis de prendre le ferry sur le fleuve Gambie direction le Sénégal à nouveau.
-> Un PIEGE. Voyageur prudence, une faille temporelle semble s'abattre sur l'extraordinaire communauté du Wati Warra qui entretien le rêve d'un Allemand un peu fou arrivé dans les seventies en voilier, qui pris d'un véritable coup de coeur pour l'endroit négocie avec l'ainée du village de Lamin, la création du Lodge.
Terre d'accueil pour les voillistes (ça ce dit ça? en Anglais ils ont bien Sailor après tout...) et autre navires de plaisance.
Alors qu'on s'y rend pour une nuit tout au plus, on se réveil au bout d'un mois un peu grogui "à ptête faut qu'on bouge quand même" et nous verrons la même chose arriver à tous les voyageurs qui foule le Lamin. Après deux semaines quand les voyageurs débarquent plein de certitude "moi je voyage rapidement, j'ai pas le temps je vais repartir vite" on sourit en coin en songeant qu'ils y sont encore probablement.
Dès les premiers mètres ont nous fait faire le tour des lieux, construction en bois parfois de travers souvent de guingois, planté au milieu de l'eau comme pour le décors d'un James Bonds façon Sean Connerie.
La gentillesse est de mise, la communauté locale totalement rastafari est de toute façon bien trop perché sous les vapeurs de la weed locale pour être agressive sous aucune forme.
On rencontre quelques personnages (futurement endémique de la zone) qui nous propose de faire un tour au bar du coin, le One for the road, et plus ou moins officieusement, two for the boat !
Quoique fatigué on se laisse conduire avec Peter, Stephan, Phili, Adrian, Ed et on y passe une soirée super sympa.
Après un premier réveil des plus... Euphorisant sur la jetée du Lamin, on ce prend à errer un peu dans ce drôle de paysage.
Pas de Fromager comme dans le sud Casa, seulement de la mangrove à perte de vue et un sommet affolant à 54 mètres d'altitude ! Oui, en Gambie le plus haut "sommet" et à seulement 54 mètres vous avez bien lu.
Très rapidement on fait savoir qu'on cherche un voilier pour transater, on nous apprend qu'une capitaine cherche justement un crew et quel sera bientôt dans les parages ! Génial, par contre pour l'attendre on sait pas trop comment se poser. Pas le temps de stresser, Peter un capitaine Allemand qui à eu un véritable coup de coeur pour l'endroit (... Deux ans plus tôt! Time trap!) nous propose de dormir sur son bateau pour une nuit.
L'Ivalu, superbe construction en aluminium de treize mètres, d'une élégance particulière.
Alors comme on est en Gambie et qu'avec Peter on s'entend bien, mais alors vraiment bien, on finira par rester deux nuits. Puis trois. Puis trente.
Quand même, ça file le temps hein ?
En attendant de rencontrer la capitaine qui pourrait nous embarquer pour une transat on chill dans les parages, enchainant farniente, vie de bateau et soirée raggae of course !!!
Peter, le propriétaire de l'Ivalu notre demeure d'un temps, il est hyper investi dans la communauté. En vérité, il a transformé avec son fils les lieux de la façon la plus saines et la plus désintéréssé qui puisse être. Alors quand on rencontre enfin Julietta et son fils Anton qui après une première rencontre... totalement à poil acceptera de nous embarquer dans deux semaines direction le cap vert, on décide d'utiliser ce temps à bon escient et on essaye d'aider nous aussi un peu la communauté.
Julietta c'est un personnage a part, véritable hippie (sans la connotation négative du terme, au sens le plus pur du mode vie rêvé des sixties), elle mène sur son bateau une vie qu'elle ne pourrait sans doute plus vivre autrement. Elle suit son instinct avant tout et son envie du moment prime sur le reste. Malgré la surprise de notre première rencontre (On parle rarement de tout et de rien à une femme d'une quarantaine d'années entièrement nu les jambes croisés devant soi dans notre quotidien habituel) on accroche franchement bien avec elle et sa simplicité de vie et on s'impatiente déjà de l'expérience de navigation à venir sur ce bateau de l'improbable.
Pendant ces deux semaines à patienter on s'amuse à observer la faune locale de singes plus ou moins agressifs.
Mais tellement photogénique !
Et sur Ivalu c'est franchement la belle vie. Peter il mange pas trop, alors en bon Français on s'occupe des repas et des ptit's dej pour le remercier, lasagnes, crêpes, gratins dauphinois, pizza... Toutes nos idées impliquant du fromages, de la bonne graille et rentabilisant le four à bord y passe.
Peter comme on l'a dit il est hyper investi, c'est presque une maladie, faut qu'il aide ou qu'il motive les troupes à réaménager quelques choses, ramasser les déchets.... Alors quand il se met à repeindre la cantine locale on lui file la patte.
Avant de remonter sur la rivière (préliminaire à la transat), Julietta elle nous propose d'embarquer sur l'annexe avec son fils pour aller voir des croco sauvages qui vivent à deux kilomètres de là ! Piloté de mains d'expert par Anton son fils de neuf ans, on en verra pas moins de sept !
Mais les jours s'enchainent, Julietta et David remonte le long du fleuve ensemble avec leur deux bateaux et on n'a d'autre choix que de squatter encore et encore avec Peter, on s'éclate tellement tous ensemble qu'on voit pas le temps passer.
Heureusement Peter il à besoin d'aide pour détruire une termitière sur le terrain de sa maison en construction pas loin de là. Alors avec quelques gars du coin on propose de l'aider à coup de pioche ! Mama mia, la prochaine fois on y réfléchira à deux fois. En saison sèche la bave des termites durci à un point inimaginable et c'est à un enduit plus dur que du béton qu'on s'attaque.
L'intelligence l'emporte sur la force brute et on en vient à bout après l'avoir recouverte d'une tonnes d'eau et attendu que la terre ramollisse tout simplement.
Mais tellement photogénique !
Et sur Ivalu c'est franchement la belle vie. Peter il mange pas trop, alors en bon Français on s'occupe des repas et des ptit's dej pour le remercier, lasagnes, crêpes, gratins dauphinois, pizza... Toutes nos idées impliquant du fromages, de la bonne graille et rentabilisant le four à bord y passe.
Peter comme on l'a dit il est hyper investi, c'est presque une maladie, faut qu'il aide ou qu'il motive les troupes à réaménager quelques choses, ramasser les déchets.... Alors quand il se met à repeindre la cantine locale on lui file la patte.
Mais les jours s'enchainent, Julietta et David remonte le long du fleuve ensemble avec leur deux bateaux et on n'a d'autre choix que de squatter encore et encore avec Peter, on s'éclate tellement tous ensemble qu'on voit pas le temps passer.
Heureusement Peter il à besoin d'aide pour détruire une termitière sur le terrain de sa maison en construction pas loin de là. Alors avec quelques gars du coin on propose de l'aider à coup de pioche ! Mama mia, la prochaine fois on y réfléchira à deux fois. En saison sèche la bave des termites durci à un point inimaginable et c'est à un enduit plus dur que du béton qu'on s'attaque.
L'intelligence l'emporte sur la force brute et on en vient à bout après l'avoir recouverte d'une tonnes d'eau et attendu que la terre ramollisse tout simplement.
Regardez moi ces couveuses à l'intérieurs des galeries !
Je fais semblant de peindre le resto du coin, mais c'est Fanny qui l'a fait en vérité.
A force de tourner en rond on monte à bord de tous les bateaux du coin, la communauté des capitaines c'est un petit monde à part, totalement extraordinaire. On ce met à rêver un temps d'acheter le Tucan, superbe navire de croisière-régate au mains de Peter (l'autre Peter, non pas le créateur du Lamin, un troisième dont j'ai pas encore parler faut suivre aussi, un Suédois cette fois)
Je fais semblant de peindre le resto du coin, mais c'est Fanny qui l'a fait en vérité.
A force de tourner en rond on monte à bord de tous les bateaux du coin, la communauté des capitaines c'est un petit monde à part, totalement extraordinaire. On ce met à rêver un temps d'acheter le Tucan, superbe navire de croisière-régate au mains de Peter (l'autre Peter, non pas le créateur du Lamin, un troisième dont j'ai pas encore parler faut suivre aussi, un Suédois cette fois)
Personnage aussi extraordinaire que son bateau, ou chaque discussion vous amène à penser qu'il a vécu plus d'une vie dans le temps qui est imparti au humain normaux.
La termitière de Peter enfin mise à plat, on est pantois d'admiration devant la foreuse fait maison sur base de vieux moteur de voiture qui prends place sur le terrain.
Nous voilà obligé de suspendre en l'air par les sangles nos vélos dans le cabanon où on les stocks, à causes des supers marées de pleines lunes qui font augmenter le niveau de l'eau dans une proportion incroyable, et surtout au dessus des planchers du Lamin Lodge !
La termitière de Peter enfin mise à plat, on est pantois d'admiration devant la foreuse fait maison sur base de vieux moteur de voiture qui prends place sur le terrain.
Et alors que je joue du pinceau pour repeindre le chateau d'eau (et mon pantalon, et ma ceinture, et mes chaussures) de la communauté avec Bob et Madi...
Petit interruption sur nos vélos qui le mérite quand même. Depuis la Colombie d'où je vous parle (et merde je viens de vous spoiler la fin de l'article) ils ont déjà 6.000 km de voyage dans les pattes et ceci sous nos fessiers bien tannés.
Plus de 28 km de dénivelé positifs (C'est à dire qu'ils ont gravit cette distance là en altitude total, mis bout à bout on est pas loin de la stratosphère les gars !), ils subissent des conditions catastrophiques en permanence. Brume, pluie, sable, sel, terre, grêles, tempêtes (de pluie ou de sable au choix) ils dorment dehors en presque toutes circonstances.
Quand on est à l'abris de la tente eux ils encaissent tous tranquillement les éléments déchaînés la nuit. Ils auront même nagé en eaux salé avec nos conneries de stockage au Lamin Lodge, puisqu'il nous aura fallut trois jours pour réaliser qu'avec la super marée il prenait l'eau sur vingt centimètre de hauteur.
Et tout ça il le font avec quarante kilos de charge chacun et nos gros fessiers par dessus. Sans une casse majeure, sans usure trop abusive et avec un confort royal ! Même pas ils se plaignent de notre traitement pourtant barbares !
De notre côté, pendant que les vélos apprennent à nager on multiplie les rencontre et les soirées raggae. Philli, Peter, Peter, Stephan, Adrian, David, Binni et sa co-voillière Léa, Aaron l'improbable et Rhomée l'inarretable, Megan, Alex, Claire, Baptiste, Jean-Yves, Camille et j'en oublie tellement.
Heureusement on se marre bien avec tout ça car on vient d'apprendre par Eddie le talentueux musicos (qui c'est fait piéger au Lamin voila six ans déjà quand même !) que Julietta ne vas plus au Cap Vert... Changement de programme qui ne nous arrange pas.
Mais c'est le jeu, on demande une faveur rien ne nous est dû, c'était déjà énorme de nous embarquer au cap-vert on peut pas la forcer à changer d'itinéraire pour nous ! A l'heure où je vous parle elle vogue toujours avec bonheur sur le fleuve Gambie et rien ne nous fait regretter la suite.
Philli c'est une tri-athlète anglaise qui nage deux heures par jour entre les bateaux quand elle sauve pas la vie de quelqu'un au Health center du coin ou qu'elle accouche une femme, car sous ses airs doucereux c'est une docteure expatrié du coin ! Un vrai personnage de film, avec qui on s'entend à merveille et qui partage la déviance française pour la bonne nourriture, alors elle viendra régulièrement squatter sur l'Ivalu avec nous pour quelques soirée mémorable.
Comme la vie est difficile sur les rives du fleuve Gambie...
la vie y est tellement difficile qu'on proposera à nos potes Jojo et chloé de nous rejoindre pour deux nuits au Lamin Lodges sur un bateau que leur prête Stephan (qui remonte la rivière avec Julietta, vous avez suivi ça ?)... Qui deviendront deux semaines !
Mais voila.
Après trois semaine d'arrêt au Maroc, une semaine de recherche infructueuse à Dakar et un mois de farniente hors du temps en Gambie il est peut-être temps pour nous de reprendre la route avec nos biclous qui prennent la poussière l'air de rien !
On a les chambres à air qui frémissent d'impatience, les valves qui se dévisses et le guidon qui nous démange.
On se décide alors à s'envoler pour de nouveaux horizon Sud-Américains, direction la Colombie !
Le temps d'un dernier concert de Eddie et sa bande, on parvient à réserver les billets d'avions avec les vélos.
Les meilleures histoires sont les plus courtes (une blague en soit quand tu vois la taille de chacun de mes articles) j'essaye donc de résumer une semaine de franche galère avec les compagnies aériennes en quelques lignes :
- Impossible de réserver depuis Banjul ou Dakar les vélos en même temps que son billet, il faut acheter le billet pour soi puis faire une demande "spéciale" pour les vélos qui s'y elle est refusé... Bha tant pis pour vous, achetez un autre billet !
- On finit par prendre le risque avec Airfrance (qui s'engage à rembourser les billets sans motifs dans le cadre du covid)
- Vol le 20 départ Gambie, stop au Mali, Escale Paris le 21 départ le jour même pour Bogota Colombie.
- a quatre jour du départ le petit mail AirFrance "désolé votre vol est annulé, voici le nouveau vol : "
- Proposition odieuse d'AirFrance : Vol le 19 (un jour plus tôt) de Gambie, le reste inchangé, soit un vol de 55 heures ! Clou du spectacle Airfrance supprime sans prévenir les vélos du premiers vols, l'assistance au téléphone nous indique "c'est pas grave vous les avez encore de Paris à Bogota il suffira de les charger la bas"
Certe mais pauvre dinde (Cette fois ci croyez moi l'appellation est mérité, je vous épargne la plupart des aberrations qu'on pourra entendre sur cet appel) du service client le plus incompétent du monde, si je n'ai pas mes vélos au départ de la Gambie comment je les charges à Paris ?
Après quatre heure d'appel à différent interlocuteur problème résolu en déplaçant l'intégralité du vol du 21 au 22.
Et je vous épargne ici la plupart des échanges et propositions Ubuesque émanant de AirFrance concernant ce vol (avec en bonus un engagement à accepter les vélos dans le vol ou non deux heures avant... L'heure prévu du vol. Je sais pas si vous avez déjà pris un vol avec des vélos, mais la logistique ne s'improvise pas vraiment en deux heure.)
Mais la musique nous fait oublier nos déboires administrative et on se retrouve précipité à quelques jours du départ ! A peine le temps de profiter de tous nos potes du coin. C'est un peu la contrepartie positive à se poser quelque part on forge des choses différente. Les rencontres peuvent muer en amitié...
... On développe quelque chose de plus avec les gens du coin.
On peut participer à la vie locale, aider ou juste ce laisser porter. Vivre un peu la vrai "vie".
C'est pas mieux que de voyager, mais c'est différent. C'est une expérience à part entière que de rester quelque part comme ça quand on à l'habitude de bouger chaque nuit.
Savoir ou on dort ce soir, quand c'est usuellement la surprise de fin d'après midi.
Et puis on rentabilise ces superbes amitiés, Philli on risque pas de t'oublier de sitôt !
Je vous jure qu'au moment du départ y'a eu quelques larmes en coin !
Après quelques dernières sueurs froides pour charger les vélos à l'aéroport le jour J, vélos que je devrais porter moi même aux machines à rayons X dans l'entrepot des douaniers pour lutter contre les innombrables et démesuré tentatives de bakchich on parvient à s'assoir dans l'avion et on pense avoir évité la "Gambiannisation des vélos" menacé par les douaniers en glissant notre derniers billet de cinq euros dans la poche du porteur des vélos... Car oui, pour la première fois de notre vie nous avons du craquer et payer un membre du personnel pour qu'il remettre dans l'avion les vélos qu'ils avait déjà jeté en dehors de l'aéroport... Le pouvoir anti-corruption des vélos ne marche donc plus vélo plié dans les cartons crénondedieu ! C'est donc là notre cryptonite, notre talon d'Achille.
On laisse une petite marque sur le mur des "Sailors sponsors for électricity" (encore une idée de notre Peter ça!), espérant en voir le résultat quand un jour on reviendra au Lamin Lodge sur notre voilier.
Car c'est ça aussi l'intérêt d'un voyage, nourrir de nouveaux rêves au creux des rêves ! Et les quelques miettes qu'on a goutté de la vie de Sailor vont très probablement germer en quelque chose d'intéressant pour un autre chapitre de notre vie !
Après quelques dernières sueurs froides pour charger les vélos à l'aéroport le jour J, vélos que je devrais porter moi même aux machines à rayons X dans l'entrepot des douaniers pour lutter contre les innombrables et démesuré tentatives de bakchich on parvient à s'assoir dans l'avion et on pense avoir évité la "Gambiannisation des vélos" menacé par les douaniers en glissant notre derniers billet de cinq euros dans la poche du porteur des vélos... Car oui, pour la première fois de notre vie nous avons du craquer et payer un membre du personnel pour qu'il remettre dans l'avion les vélos qu'ils avait déjà jeté en dehors de l'aéroport... Le pouvoir anti-corruption des vélos ne marche donc plus vélo plié dans les cartons crénondedieu ! C'est donc là notre cryptonite, notre talon d'Achille.
Mais en réalité tout ce passe pour le mieux, vol après vol, semblant de sommeil dans l'aéroport de CDG ou on en profite pour recharger quelques euros, nous voila d'un coup d'un seul à Bogota... Et en seulement quelques dizaines de minutes on se retrouve avec nos visas parfaitement tamponné, les vélos en bon état et toutes nos affaires !
L'air de rien, l'ouverture du carton fait maison c'est un grand moment, on arrête de respirer quelques instant puis... Tout est la ! Sans dégât aucun.
Alors on remonte les vélos sous l'air amusé des policiers de l'aéroport (qui nous autorise à monter les vélos au chaud !) et on prends la route à vingt trois heures le sourire au lèvre pour l'inconnu ! ... Non je déconne, pas fou! pour la toute première fois de notre vie on a réservé un hotel à l'arrivé ! 23 heures locale, 29 heures de vols dans les pattes, pas sûr d'avoir les vélos à l'arrivée sur le papier, pour une fois on a bétonné le coup.
Voici qui clôt non pas juste un article de blog bien trop long, mais tout un pan du voyage.
Une première étape France - Afrique rêvé depuis plus de deux ans comme le prologue idéal à l'Amérique du Sud, une préparation physique et mental pour la suite.
Un chapitre de vie mémorable, qui en contient déjà tant qu'on ne peut pas tout en retenir.
Après avoir rencontré une infinité de coeurs et d'esprits, ouvert les yeux sur de grand aspect de la vie communautaire Africaine, vu tant de merveilles, bravé les éléments plus d'une fois pour mériter notre appelation de Lions du Désert, mangé tant de bonne choses, voici venu l'heure de clore ce chapitre... Pour passer au suivant !
Si vous avez trouvé cette fin d'article laborieuse, ennuyante, la faute à notre mois de stagnation voyageuresque (et à la fatigue, car ça en à peut-être pas l'air mais c'est du boulot que d'écrire, relire, agencer d'une traite ces articles en une seule journée imposé de wifi pour ne pas ralentir notre voyage de trop et par impatience, du coup sur la fin je plaide coupable, je farniente un peu!) alors me voila dans l'obligation de vous teaser un peu la suite.
J'ai pour vous sous le coude en Colombie, un milliard de rencontre, se battant toutes pour le prix nobel de la gentillesse et la bienveillance, j'ai de la sueur (énormément), des montagnes, des paysages Andesque à couper le souffle (littérallement, le mal de l'altitude c'est pas des conneries en fait) et choses nouvelles j'ai même de la pluie en réserve. Alors gardez un peu d'énergie pour le prochain article, avec un peu de chance je l'écrirais en 2022.
Gab et Fa, Medellin le 07 mars 2022 avec une énorme pensée pour notre pote Peter, le type le plus sympa, généreux, gentil et j'en passe qu'il nous ai été donné de recontrer.
Quel pied de vous lire, on voyage et on rencontre des gens extraordinaires comme si on y était ...et merci pour ce blog riche en émotions et en aventures....bon courage à vous pour la suite en Amérique du Sud, les dénivelés vont être sympas.... En attente de lire la suite ...bises à vous
RépondreSupprimerGaby et Fannie Merci merci merci beaucoup de nous faire partager un peu de votre aventure Après avoir lu cette suite j'ai du mal à émerger et je ne trouve pas de mot assez fort pour exprimer mon ressenti Continuer à nous faire rêver bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous
RépondreSupprimerMerci chers neveux pour ce merveilleux voyage en terres africaines.
RépondreSupprimerJe suis admirative, rien ne vous arrête.
A vous La Colombie pour de nouvelles aventures et de belles rencontres.
Gros bisous des normands
Quel magnifique récit !!! Merci, vous nous permettez de partager un petit bout de votre extraordinaire voyage !!
RépondreSupprimerVous nous manquez mais ça fait du bien de vous voir et de vous lire !!!
Bisous xxxx
Magnifiques !!! Vous êtes magnifiques, Fanny, Gaby et tout ce (tous ceux) qui vous est donné de rencontrer physiquement, sensoriellement, sensiblement, humainement et spirituellement tant il en faut des anges et leurs messages pour vous enrichir, vous nourrir, vous garder et vous bénir ainsi.
RépondreSupprimerÇa y est, on l’avoue, nous voilà complètement addict de FGAW, la 2ème saison de Fan’ Gab Around the World ! D’ailleurs, on est déjà en manque de vos cyclo-aventures au pays des narcotrafiquants.
On vous bombarde en retour de cette énergie si positive dont éclatent les écrits de Gaby avec leur flot romantico-documentaro-poético-lyrico-cash. Ils nous ont embarqués d’une traite, comme un grand coup de Mistral jusque très loin au sud.
De tout cœur et de toute notre affection
Hélène et Christian