Vie de (pa)chat en Eden Marocain (1/2)




Parait qu'ils en ont neuf des vies, les chats j'veux dire.

Et depuis qu'on a mis le pied au Maroc, on a l'impression d'en avoir vécu au moins six des vies.

Vous me diriez aujourd'hui, que ça fait un an qu'on arpente le Royaume, je le croirais. 
Je rentrerais en france convaincu d'avoir suffisemment roulé ma bosse, prêt à fumer la pipe sur mon rocking-chair.

Mais non, ça fait un mois. Un seul

Un mois pendant lequel nous avons parcouru quelques mille cinq cent kilomètres de pure extaxe, enchainant paysages beaux, magnifiques, dantesques, seulement grandioses quand ils daignent ne pas être majestueux.
Enchainant, rencontre chaleureuse, pudique ou sans réserve, généreuse, spontanée et sans arrière pensée.
Enchainant kilomètre, sueur, chaleur, fraicheur, neige, pluie, vent et fatigue comme on en avais jamais connu. 
Faut pas croire, c'est pas facile tous les jours le tour du monde à vélo, mais l'effort vaut toujours la récompense.

Je m'emballe comme toujours et j'aimerais vous parler du Rif, de Merzouga, de Ismail et Darek, de la splendeur de l'Atlas, mais ça serez vous spoiler une si belle aventure.

Maroc, partie 1 : De Tétouan à Merzouga.


A force d'acclamer notre terre d'accueil paradisiaque, j'oublie de vous parler de l'atterrissage.
Bha oui, parce qu'il a bien fallut atterrir en avion à défaut de ferry depuis l'espagne !

Je vous raconte pas la journée depuis Alicante jusqu'à Tetouan...

Enfin si, façon de parler bien sur je vous la raconte.
Réveil six du mat, embarque les vélos (en pédalant, cause que le taxi et le bus c'est cher quand même) et les cartons à l'aéroport, route interdite au vélo sur le trajet bien sur, détour obligatoire de douze kilomètre, vu nos déboires avec la guardia civile on joue les citoyens modèles, pas grave on a de la marge.

Deux heures à démonter les biclous sur le parking de l'aéroport sous le regard médusé de touriste anglais, à les encartonner avec nos fonds de poubelles, enregistrer le tout et embarquer enfin
On atterri une heure plus tard assoiffé, du pur gaspillage de Kerozene.
On part à 15H15 on arrive à ... 15H15 ! De la magie, ou le décallage horaire va savoir.

A l'aéroport on se remet direct dans l'ambiance ! Remontage des vélos (deux heures, toujours pas bu une goutte d'eau on frole le calcul rénal tellement on a soif), la police aéroportuaires nous accueillent en grandes pompes et le chef des douanes nous invitera même chez lui pour manger et dormir !

Mais pas le temps de niaiser (quoique ça aurait pu être génial comme première nuit chez le chef de la douane !) car Tchin nous avait déjà proposé un Couchsurfing chez lui.
Il nous met bien direct, vu imprenable de sa terrasse sur la vieille Médina de Tétouan, on arpente ensemble de nuit les rues et leurs ambiances innimitables. On mange quelques pois chiche façon street-food et au détour d'une porte on pénètre le plus petit café du monde.

De là, Tchin et d'autre comparses nos enjolle de mélopée magnifique, des heures durant on écoute chanter, taper, jouer du Guembri. Le patron réjoint régulièrement le coeur avec sa voix de sténor ou son tambourin quand il ne nous sert pas du thé.


 Mais on est pas là pour enfiler des perles, alors on   laisse Tchin de bon matin et on part crever !   Littérallement , faire exploser un pneu à vrai dire, arf défaut de conception et mauvais remontage après le vol font pas bon ménage.


Pour l'anecdote, on crève au point A. On repère à dix kilomètre de là un décathlon, on fait la route avec un pneu rafistolé comme qui mieux peut. Pas de pneus à décathlon! mais .... Un magasin à 100 mètres de notre point A... Balo non ? Demi tour, on trouve un pneu "made in pachère" et roule ! On le changera plus tard, le rafistolage tient toujours.
Déjà la chaleur des sourires, l'accueil dans les shops nous mettent la puce à l'oreille "Marhaba" qu'on nous dit tout le temps, bienvenu, on le sent plutôt bien ce séjour Marocain. Même acheter un pneu c'était du bonheur.

Premier soir en camping sauvage on ce met HYPRA bien, on trouve un spot d'enfer dès le premier jour de route, on graille comme il faut et on profite de la vue. Toute la journée on grimpe le long d'un paysage splendide.



Pas le temps de profiter au réveil du deuxième jour, il faut encore qu'on crève TROIS fois.

Je dis on par politesse, mais c'est Fanny qui crève. 

ça l'amuse, moi le comique de répétition finit par me lasser, mais à vélo si t'aime pas crever, faut pas faire du vélo.

Malgré l'obsession du vélo de Fanny pour les crevaisons on parvient à grimper jusqu'à Chefchaouen dès le troisième jours, après un premier aperçu de la beauté du rif. 
On applique notre stratégie, pas d'internet, pas de carte sim, pas de résa. 
Du coup on se laisse démarcher par un rabatteur pour trouver où squatter dans Chaouen la bleu, au début le gars à l'air roublard alors bon on sait pas trop dans quoi on s'engage. 


Mais voila qu'il nous trouve pour trois franc six sous (encore une expression à deux dirhams ça) une auberge de jeunesse en PLEINE medina. On pousse les vélo dans le hall, et on prends un premier aperçu de la médina de nuit.

Mais au réveil la vue de l'Auberge se révèle tout aussi belle !


Ca se voit à ma tête qu'un réveil sur le Rif c'est cool non ? Même si Fa connait quelques borborygme désagréable on prends la journée pour visiter et même de jour c'est beau. 

On découvre un rythme de vie tranquille, une sérénité fortement accentué par la quantité hallucinante de hash consommé dans le Rif, un des premiers producteurs de cannabis au monde.

Et ya pas à dire dans le Rif, on Kif.
-> Petit calembours, ici le Hash ça s'appelle du Kif.
Même la police consomme, on croirait presque c'est légal dans ce coin du monde... Mais non. C'est vraisemblablement toléré et le tourisme c'est adapté...
M'enfin nous on est venu pour le Rif, pas pour le Kif, aussi incroyable que ça puisse paraitre au locaux d'ailleurs.




A Chefchaouen il y a les boutiques, la place, le Rif en toile de fonds perpetuelle, les invitations à visiter les shops, à essayer les babouches, jamais trop insistantes, toujours avec le sourire !
Mais surtout il y a la Médina bleu, on a beau savoir que c'est peint pour le tourisme avant tout, bha ça fait son effet.





Tout le monde profite de l'ambiance décontracté, même les chats.




On finit par sortir de l'axe principal, et on profite d'une vue un peu plus extérieure sur le bled.
Les sourires sont toujours au rendez-vous ! 

Bon allez une dernière série de photos bleu pour le Kif et promis on quitte Chaouen (Comme ils disent les locaux, le vrai nom c'est pas ChefChaouen mais simplement Chaouen) et j'arrête de flemmarder l'article avec un enchainement de photos. 


Alors, ya de la concurrence pour la plus belle devanture la non ? 




Fanny a repéré une route extraordinaire pour quiter Chaouen, une boucle pour aller à Akchour matter le pont des dieux par un tracé nouveau qui suit une ancienne randonnée de montagne ! Bien décidé que c'est la meilleure idée qu'on a eu depuis longtemps on emprunte la route, naivement.


On mettra plus de quatre heures à parcourir les dix premiers kilomètres tant le dénivelé sera ardu, on finira par pousser les vélos avec difficulté sur la moitié des vingts kilomètres au final ! 

Le dénivelé est tel qu'il nous faudra régulièrement sangler les vélos entre eux, pour soulager un peu Fanny qui pati d'une petite Turista bien standard.


Les dix derniers kilomètres sont une descente si pentu qu'il nous faudra nous arreter tous les cinq minutes pour refroidir frein et pneus... Mais pas grave les paysages nous collent quand même le Smile !


Pause thé et grenade dans un café à la vue... Imprenable ! Et ça repart.


Franchement épuisé on arrive à Akchour... Ou la police nous interdit de camper et nous oblige à rebrousser chemin sur plusieurs kilomètres... Inacceptable dans notre état de fatigue, sauvé par le gong, on se laisse démarcher pour un camping -officieux- en plein Akchour ! Et qu'elle bonne idée, nous voila planté en plein Rif dans un cadre hors normes.
On le sait pas encore à ce moment là, mais on c'est installé à côté du Roi de la montagne, le king du Rif. Mais j'y reviendrais plus tard.


Rigolez pas, les dames ici c'est sérieux. Ca pari du Thé que ça s'offrirait de toutes façon, mais attention l'heure venu de perdre ça rouspète comme jamais !

Après une première soirée dodo pour Fanny, feu et partage avec le King du Rif pour moi, on rentabilise la journée qui suit pour randonner en haut ET en bas de la vallée pour voir le pont de Dieu sous tous ses angles.

Bon on le voit pas très bien mais c'est lui LE fameux Pont de Dieu.

Les Marocains ons installé des petites tables à thé-tajine-cequetuveuxtantquetupaye mais sur ce versant de la rivière c'est raisonnable et ça participerais presque au charme de l'endroit.



De toutes façons on est venu arpenter les falaises pas prendre le thé, alors on quitte vite les petits aménagements et on escalade le flanc du Rif. Et c'est beau. 

On joue les aventuriers, l'endroit inspire un petit coup de dépaysement.



On passe le Pont de Dieu par dessus, sorte d'arche naturelle géante en pierre, mais on ce dit que ca sera plus impresionnant d'en bas ! 

On finit par céder pour manger un tajine les pieds dans l'eau et sur le retour on croise quelque singes du coin ! De beau gabarit, le pieds agile et le sens pour poser sur les photos !
De vrai petits mannequins en herbe, poilu mais quand même.






Le chemin du bas se veut plus "touristique" mais l'eau arrange le décors et on prends plaisir à remonter la rivière sur les ponts en porte, bois, volet et autres restes soigneusement aménagés par les Marocains pour épargner le trempage de nos chaussures.





Les Marocains rentabilisent avec une efficience étonnante l'espace au sol, en l'air, en grotte... On peut acheter un thé ou un tajine dans les quatre dimensions de l'espace ici. Oui les quatre.




Et la voila ! L'arche divine (c'est pas moi qui l'appel God Bridge hein)


Trève de bavardages, il me reste encore un peu de cartilage dans les genoux à flinguer et Fanny à juste très mal au ventre, on ce motive donc à redescendre la rivière, pour attraper le deuxième embranchement et voir les 8 cascades consécutives d'Akchour sur le deuxième versant.



Et là, Cauchemar, avec un C majuscule ! Trois heures de rando perdu, on trouvera bien un ane et des "cascades" mais voilà, le rivage a été massacré, aménagé sur les dix kilomètres. Pas un pouces de natures, des chaises, des bancs, des shops, des "éco-lodges" (Eco comme un champ de tomates espagnoles...) qui dénature tout, et chaques "cascades"... A été... Bétonné...

Oui. Pour faire une chute plus "plate" et pouvoir... Marcher le long.

C'est si moche qu'on en fera pas de photo, la plus belle des cascades et devenu totalement invisible depuis la foret ! Il faut pousser les chaises et les touristes, affronter seize démarchages pour l'apercevoir. Et c'est artificiel, bétonné. Moche alors qu'on visite l'endroit sans touriste grâce au covid...

Dommage...

Pas grave on se casse(cade) quand même content ! 

L'ane, véhicule de transport majoritaire du pays. Plus fiable que Renault, et ça c'est bio au moins !




On croisera encore une colonie de singes sur le retour, occupé à diverses activités babouinesque, propre à l'espèce simienne. 



"oui vas-y épouille moi" élu activité reine chez les singes.

Maintenant qu'on est rentré, je peux vous parler du King du Rif.

C'est Illiez, avec qui on passera deux soirée hors-normes autour du feu. Lui c'est la simplicité de la relation humaine à l'état le plus pur. On cause, on refait le monde et on l'écoute.

On s'arreterait jamais, mais le sommeil nous rattrape et on l'abandonne quand même.


Si je l'appel le King du Rif, c'est pas parce que la photo lui a fait une auréole et un arc en ciel (sans dec' faire des photos sans laver le capteur du téléphone c'est drôle des fois). Non, c'est parce que Illiez, un jour il a tout plaqué.

Il est parti marcher, avec un sac à dos, une grille et une hache. Quatre ans quand même, à arpenter, seul et sous la neige les plus haut sommet de l'Atlas, traverser le Sahara la nuit, longer la côte deux ans en péchant sa nourriture, tous les jours il ramasse son bois et il mange ce que la nature lui offre. L'idée de ce faire à manger au gaz ou à l'élec ça lui file de l'eczema. 

Puis un jour il c'est posé dans le Rif. Dans une cahute en bambous et chaque jours il part. Pendant qu'on a fait péniblement vingt bornes dans la journée, Illiez, lui il double la mise "easy peasy" et parfois il en fait plus encore... Il connait chaque sommet, chaque oiseau par son petit nom, chaque "coin", chaque grotte et ses occupants (qui accepte parfois de lui laisser une place au chaud sur leur pelage ou leur écailles).

Il marche jours après jours et il a qu'une seule passion, la nature. Il veut tout voir, et le Rif je crois qu'il l'a tout vu. 

Si vous le chercher un jour ce mec, guettez une rivière à quat' du mat, un gars avec une hache qui à fendu la glace pour ce rincer les genoux à la dure. Ou chercher le sur le plus haut sommet du Rif, mais ne l'attendez pas dans une maison, ça il connait pas. 

Vous verriez son album photo... C'est de l'or en barre.


Bon, comme on peut décemment pas rester voisin avec un Roi on reprend la route, on a les pédales qui trépignent d'impatience ! Mais un judicieux rappel de nos genoux nous invite à changer de route et à la jouer "prudent", alors on prends la vrai route retour vers Chaouen après avoir acheté de véritable authentique pas contrefaite tongue Abibas à Fanny suite à la perte (mafaute) de ces belles sandales.


Et franchement, la vue est encore plus belle que l'insuportable route de montagne de l'avant veille. Que de souffrance (presque) inutile... M'enfin vive les remords, pas les regrets ! 




Là on s'arrête toutes les cinq minutes et on shoot le rif, on se dit, quand même, c'est pas donné tous les jours de traverser un paysage pareil, paisiblement en vélo... Si on avait su ce que le Maroc nous réservait !


On enchaine les spots "sauvages", les petites lessives du soir et on prends notre rythme. Les genoux prenne le réflexe, les mollets ressemblent petits à petits à des parpaings de chantier sous stéroides et on prend nos petites habitudes.
On se réveille parfois avec quelques bovins le matin, on s'endort souvent avec des moutons et quelques bergers berbères de passages. 
S'il nous demande toujours si ça va, nous invite toujours à dormir chez eux (plutôt que faire ce truc bizarre consitant à dormir sous tente dehors au froid alors qu'on pourrait squatter chez eux à l'oeil) les Marocains nous laisse dormir en sauvage sans soucis, même si la loi et la Gendarmerie Royale voient ça d'un oeil différent, nous valant moulte précautions de discrétion le soir.

On déjeune costaud sur les pains du coin et on trace vers Volubillis ! Ou Oualili comme qu'il l'appel ici.

Voici le Seigneur des Ane-eaux... ... ...
Oui je sais je me pends.

Là on le sait pas encore, mais la route vers Zegota va nous tuer. Alors on sourit bêtement. 











Ci dessous, une photo plus hors normes que les apparences, un Oued (une rivière quoi) avec de l'eau dedans ! Concept rarissime au Maroc en cette saison de réchauffement climatique et de surstress hydrique agri-causé.


On prends un peu de repos à l'ombre avant de subir un traitement à la Marocaine.

Se traitement, c'est que peu importe ce qu'il t'arrive ici, t'arrive pas à rester de mauvais poil longtemps. Un gamin t'a insulté ? Un type va t'applaudir au passage des vélos dans la ville suivante. Tu as un coup de mou dans une montée ? Un camion va klaxonner en te doublant, huit paires de pouces en l'air dans la benne. Tu es naze sur la montée infernale de Zegota ? Darek et son express vont avoir pitié de toi, charger les vélos dans l'express (Non ça ne rentre pas vraiment)

Et t'inviter, à manger, à dormir, à prendre le thé et à venir au mariage de sa soeur.




Et franchement avec notre nouveau pote Darek et sa femille on passe une soirée d'enfer. Fanny apprends à faire le Tajine avec les femmes, Darek m'emmène en ville jouer au poker dans un café où je rencontrerai notamment Mohamed un forain parlant parfaitement francais, ayant connu l'émigration illégale en france et divers rappatriement express avec la police. Un des débuts de soirée les plus enrichissants pour ma part pour un premier écorcage du pourquoi du comment de l'émigration de la diaspora marocaine.

On finit après un premier "apéro sucré" Marocains, par partager un Tajine tous ensemble (nous ne ferons plus jamais l'erreur de confondre "l'apéro sucré" avec le repas et de nous gaver d'emblé, non plus jamais)


Mais trève d'invitations, Volubilis nous voilà !

Et comme une quarantaine de photos parle mieux que moi, je vais allez prendre ma pause syndicale et vous noyer sous plein de photos qui enrichisse artificiellement le récit et consommer un Whisky Marocains bien mérité (du thé quoi)

NB, Volubillis est un vestige archéologique romains, ancienne capitale de la Maurétanie (oui un "é" les amis) présentant de FABULEUSE mosaique en bon état temporaire de conservation. Je sous entends ici rendez-vous dans dix ans... M'enfin bonne visite à vous !





Ici on voit l'ancien système de chauffage par le sol des villas. En avance les gonze et plutôt frileux ! 

L'ancienne basilique fait carrément son effet depuis le forum




Si vous zoomez vous aurez le privilège de constater que la reconstruction des vestiges est faite à la briques pour les "manques", quoique odieux d'un point de vue historique, sans doute à l'origine de nombreux arrêt cardiaques pour les innombrables populations d'archéologue puriste, et bien pour les néophyte de notre espèce ça a de la gueule.

Et si la cité s'étends à perte de vue dans un décor calme et verdoyant, c'est l'ancienne porte de la ville qui gagne à Miss Ruines 2021 dans nos coeurs ! 

Avouez que ca a de la gueule quand même non ?






Bon, comme tout Nîmois qui ce respecte et que nous sommes, on finit par dire "Bof, ouais c'est joli, m'enfin c'est pas les arênes de Nîmes non plus" et on part faussement blasé.

On teste un nouveau genre d'aventure routesque, auquel nous prendront vite goût.

Les (très bons) cafés de routes à 6 dirhams quand on a la flemme de faire le notre (Et ça arrive souvent, qu'on ai la flemme de sortir un réchaud à essence, trouver le café au fonds de la valise, laver le marc, attendre que ça chauffe...)
Et les douches de stations essence ! On en prendra peu, mais toujours avec bonheur, ca change du litre d'eau chaude de nos douches sauvages habituelles.

Et on pue moins après. Car avant, on pue beaucoup quand même.
Après un spot un peu difficile à trouver à la sortie de Meknes pour dormir, (Meknes ou nous penseront mourir cent vingt six fois minimum sur la route à l'heure de pointe) nous arrivons à Fès pour deux nuits.










Et le jeu des rabbateurs nous amènera cette fois dans un Riad... DE OUF ! 




Pour quand même 6 francs 12 sous cette fois, mais toujours pas chère au standard de Fès pour une nuit en pleine Médina ! 


Arrive ici l'inévitable jeu des comparaisons, et si on avait adoré l'ambiance "cosy" quasi familiale de Chefchaouen, on sera un peu dépaysé par la taille et l'envergure "touristique" de Fès. Toutefois très modéré surtout en ces temps de covid. 

On finira quand même par apprécier l'ambiance de ces petites rues fraiches, réussir à ce perdre pour de vrai dans la Médina (expérience géniale et très facile à mettre en oeuvre dans la plus grande zone non véhiculé du monde)


On trouve à Fes de toutes petites rues, des myriades d'étalage en tous genres, des produits "artisanaux" (plus ou moins) de toutes sortes et des Marocains afférés à leur petites affaires et autres business. 



Dans les nombreux arguments historico-touristique de la ville, en dehors de ces fameuse (tout autant qu'inévitable) tanneries, on restera marqué par la présence d'une ancienne clepsydre à eau, horloge mécanique hydrique, vestiges magnifique d'une ingénierie de pointe pour timer les prières (et la vie locale) !
Quand je vous dis qu'on trouve de tout à Fes ! 




Mais ce qu'on préfère nous, ça reste de ce perdre. Et on arrive à trouver de "vrai" ambiance de ville qu'on adore. 



Bon, comme tout touriste bien méritant, nous trouvons en fin de journée un accès au tanneries. Certe l'odeur est forte, mais rien de tel que le décrive parfois certains blog de voyageur conseillant de venir ici fiché d'un demi kilo de menthe dans les naseaux (un peu trop habitué à l'odeur des petits sapins de leur toilettes sans doute) et le spectacle ce révèle un peu hypnotique. Les hommes s'affairent dans l'ammoniac et les teintures toxiques, principalement pour satisfaire notre besoin d'authenticité et ça marche.







Après une dernière visite des "petites" rues, on déguste quand même une "Pastilla" avant de partir.
Et nomdediou mais que c'est bon ce machin salé sucré fourré de tous ce qui passe par la tête d'un cuistaud fou qui n'a pas osé avouer qu'il a en réalité fait tomber une armoire entière d'ingrédient dans la marmitte.
Mais voila, l'appel de la nature nous titille, deux nuits en ville c'est trop. Retour au spot sauvage ! Et ça fait du bien, un bien fou même... 
D'autant qu'on attaque ENFIN après sept ans d'attente, de fanstasme, de planification l'Atlas








Et dès le deuxième jour, sous 35° le panneau "Barrière de neige" nous met dans l'ambiance !


A vrai dire on attaque "que" le moyen Atlas. On part pour affronter une dizaine de jours de dénivelés intenses, de températures variables, des nuits fraiches à la morsure du soleil la journée en direction de Merzouga. Aucune étape spéciale sur la route, le concept est là, dix jours pour rallier d'un point A un point B.

Ennuyant sur la papier non dix jours de trace sans visite ? 

Mais voilà, on est au Maroc. Et si le Rif nous avais déjà bien mit dans le bain de la beauté perpétuelle, des sourires chaleureux et des invitations, l'Atlas c'est encore un autre cap.

Une dizaine de jour de kif le plus total, dans des paysages oniriques, dantesque et toujours changeant.

La journée tu contemple.

Le soir ? Pareil, tu contemple. Mais pas les mêmes choses, tu savoure la tranquillité, le bien être et choses FOLLE, des étoiles. Bha oui, pas de pollution lumineuse donc un diaporama de galaxies et de constellations magnifique que j'échou jour après jour à prendre en photo. Pas grave on profite quand même.



Et le matin ? Tu te régale. Tu prends le café et déjà ta tellement profité que tu pourrais aller te recoucher.

Mais on est pas trop comme ça, alors l'air de rien on avance vers Merzouga ! 
Ca commence à nous titiller quand même cette histoire de dune géante.



De mauvaise langue dirait qu'à toujours contempler la beauté on ce lasse, mais dans l'Atlas ça marche pas comme ça. Le paysage, il est beau, mais jamais de la même façon. Alors t'arrive pas à te lasser ! Tu essaye bien d'en avoir marre, de prendre un air blasé, mais tu dépasse l'enclos montagneux de la vallée et hop ! Saloperie, le relief change encore pour du plus beau.


Au détour d'un peu de non-monotonie, un ksar vient egayer la journée. C'est là et c'est beau. 

Puis des fois que t'en ai marre des paysages, tu trouve un arbre puit. Si regarde bien, sous le figuier géant, un puit centenaire ! Et dans le village ils s'en servent encore, c'est pas ouf ça ?


Mais voilà, comme toute histoire bien méritante, à force de se baigner dans le bonheur on se gadène dans du moins bien !

Comme évoqué plus haut, le camping sauvage au Maroc c'est interdit (et notoirement plus surveillé depuis la décapitation de deux suédoise en 2018 dans l'Atlas.)

Alors qu'on tourne autour de l'arbre puit, un Marocain nous suit. 
Après une dizaine de minute il intervient, PATATRAC carte de gendarmerie royale et une vrai en plus.

En allant camper on est passé devant chez lui, pas malin ça... Non, non vous ne pouvez pas dormir ici, interdit, dangereux, illégal.

Mais souvenez vous, je l'ai dis plus haut également, au Maroc, quand ça va pas, ça dure jamais ! Voilà encore une occasion de raler qui ce gâche, Houssama (le gendarme qui nous arrête) il nous interdit de camper dans le village, par contre il nous invite chez lui du coup.

Bha oui. Ici c'est comme ça les arrestations (pour les touristes en tout cas...) on veut vraiment votre sécurité, pas juste vous forcer à payer un hotel. Au pire on vous force à camper en station service, au mieux on vous invite à camper dans son jardin... Même pas on peut raler je vous dis. Houssama il nous acceuille comme des rois, il est honoré et il nous le fait sentir.





Et voila notre premier camping police !







Comme dis plus haut on se plaint pas, on échange les whatsapp, il nous file cinq couverture en laine pour le froid, re-propose de nous laisser son lit pour dormir, on résiste gate Fanny d'un kilo d'amande (Son Kif à elle, je suis obligé de la rationner et de cacher les amandes) 

On reprend la route, on prend peur pour nos vagues notions géographiques avec les panneaux routiers qui semble se foutre des frontières.










Et voila qu'il recommence. 
L'Atlas je veux dire. Il peut pas s'empêcher d'être beau. ça nous laisse comme des ronds de flanc et on piétine désormais pour trouver de nouveaux adjectifs. 
Beau, magnifique, dantesque, magique, majestueux, onirique, dingue, ouf, kiffant, je sais pas je sais plus et j'ai déjà utilisé tout mon dico des synonymes ! 



Bon pour nuancer la plaine de Boulemane où on c'est fait "arret'inviter" par Houssama, elle est quand même assez monotone et longue. Quatre vingt kilomètre où on aura enfin le luxe de s'ennuyer un peu.


Les nuits ce rafraichissent et on justifie grandiosement l'achat de nos duvets en plume et des bonnets dans le Haut-Atlas Oriental.



Je m'étale pas sur le sujet, mais bon l'Atlas il a quand même un défaut. Pour les cyclo j'entends, il fait rien qu'à grimper puis à descendre, puis à grimper, puis à descendre. 

La montée de Boulemane depuis Fès sur quarante cinq kilomètre à six, sept, huit pourcents constant quand ça alterne pas du dix, on la gardera longtemps en mémoire et dans nos cuisseaux de cyclo débutant.

Il nous pète gentiment les mollets quoi l'Atlas. Mais bon c'est beau, et globalement ça monte plus que ça descend donc on avance.


Alors on a quand même le méga smile. D'autant que perso j'ai perdu dix kilo déjà, alors je grimpe plus vite qu'avant.


Et voilà nos efforts récompensés par notre plus haut col depuis le début du voyage ! 1907 mètres, pour cinq kilomètres de dénivelé ascendant depuis Fès au total. Ca pique mais bordel, que c'était beau ! 

Là on sourit, parce qu'on est plutôt fier de nous, on se la pète quoi.



Pour nous récompenser l'Atlas (désormais le Haut Atlas Oriental) nous offre des kilomètres de descente puis un profil globalement descendant, on ne se plaint pas.

Mais voilà... Le retour des insuportables paysages beaux à couper le souffle qui ont déjà épuisés tous mes adjectifs.

Alors on va radoter.


C'est beau.


Vraiment beau.


Foutrement beau (contrairement à cette expression)




Arrivé à ce stade du récit (bravo à vous quand même, même celui du fond qui regarde juste les images, j'aurais fait pareil) vous vous ennuyez peut-être, probablement même. Des photos en boucle, des chaines d'adjectifs pauvres, du texte qui ce radote, une précipitations pour bacler les villes et vous parler de l'Atlas. 

Mais nous là dedans, ya pas une minute où on a réussi à s'ennuyer. Dix jours à rien faire de mieux que traverser des endroits plus fabuleux chaque jours, rencontrer des Marocains de plus en plus extraordinaire avec nous, à ce dire chaque soir, voilà on l'a fait, un jour de plus de gagné sans que mes genoux ne lache !

Mais les mots pour traduire notre état d'excitation perpétuelle, d'émerveillement constant, ils existent pas vraiment. 

Vous allez devoir prendre vos guidons et vos pédales, charger vos vieux biclous puis prendre la route en vélos pour comprendre ça !

Le luxe de chaque minute, le privilège du voyageur lent. Chaque seconde nous ai offerte sans concession.


Et de là commence à s'opérer la lente métamorphose du voyageur lent. Le rapport au temps devient étrange, il y a tant et toujours à découvrir, tellement de solicitation des sens même dans les moments de rien.

Lire au coins du feu les aventures de Rincevent ou regarder les étoiles. 
Faire ses courses dans un petit shop et rire pendant dix minutes avec le vendeur de nos incompréhensions mutuelles avant de prendre un thé tous ensemble.

Ce faire inviter pour un tajine en famille.

Pédaler sans (trop) penser.

Rien faire.

Peu importe, tout est bon. Dans le potage du voyageur y'a que du bio, rien de mauvais.


Et quand c'est pas bon c'est que c'est excellent. Alors qu'on vivait notre quatrième vie au Maroc (si souviens toi l'introduction et la métaphore des neuf vies du chat, fait un effort quand même), vient l'un des bons moments du voyageurs, qui doit se doser avec Parcimonie et présente un grand aléatoirisme.

Les rencontres entre-voyageurs.

Il existe autant de voyages que de voyageurs et ce n'est pas une tournure de phrase anodine. 

Ca rend les rencontres uniques, merveilleuses et souvent riches (et de très rare fois inintéressante, désastreuse et répulsive, mais c'est le jeu !)

Fatigué, poussé par le destin à camper à la Kasbha du Jurassique ce soir là du 23 octobre 2021, on négocie avec le fils de Zaid un emplacement de camping.










Quoiqu'un peu plus cher qu'à notre habitude, la sympathie de Zaid et son fils, la vue imprenable et l'idée d'une douche chaude avec des fringues propres (Du genre de celle ou tu change de caleçon en sortant au lieu de remettre le même, et parfois tu vas jusqu'à utiliser du déo !) nous convainc de rester à la Kasbha.


Vla pas qu'on tombe sur tout un flanqué d'allumé de la dedeuche là bas ! Ils organisent un rally raid dans le désert avec des deux-chevaux préparées comme les escadrons de Dark Vadors, ils sont passionnés et impatients, les deuches pèsent moins que notre moto du voyage précédent !

Deux années covid qu'ils attendent de lancer le rally du jurassique !




Ils nous invitent à partager avec eux leurs repas, leurs vins et leurs pastis et on passera deux supers soirées à écouter leurs innombrables souvenirs de voyage, des vies entières passées à arpenter le monde en dedeuche.

Mais elle est là et elle gronde sourdement. L'impatience bien sûr.

A quelques centaines de kilomètres de Merzouga, elle commence à tambouriner en arrière pensée, alors on ce bouge et on descend le complexe de la plus grande palmeraie du monde entier ! Rien que ça. Et venez pas me dire que c'est pas photogénique en plus d'être bon le palmiers (sous forme de dattes en tout cas)



Sur la route on rencontre Inzy et Hicham, voyageurs Marocains et Belges qui parcours le Maroc dans un van bleu turquoise à la recherche... De spots vidéo pour un court métrage cinématographique ! Inzy est artiste tatoueuse voyageuse qui rève de travailler depuis son salon mobile, Hicham passionné par le cinéma et la vie, il nous mitonnera notre première bolognaise de thon qui deviendra un classico-classique de nos culinarité nocturne ! 



Après la recontre (oui oui on fait que ça tout la journée des rencontres) de Jeff à Erfoud qui nous conseillera de camper au Ksar Sania chez Françoise à Merzouga on prend (de façon tout à fait déraisonnable vu l'heure) la route de Merzouga par le désert.

Et pour garantir qu'on arrive surtout pas à Merzouga, un vent constant souffle de façe à 35 km/h rendant impossible d'avancer à plus de quelques -très- pauvres kilomètres heures. Alors on abdique et l'Erg chebbi au loin dans la poussière on jète les vélos pour un dernier camping sauvage.


On passera une nuit délicieusement croustillante, sous une tempète de sable ! Notre toute première, c'est génial !

Tente anarché à une dizaine de gros cailloux, les haubans tendu comme un diocèse d'évèque à Amsterdam en plein quartier rouge, la nuit passé à prier jésus-bouddha-dieu-allah-tagrandmèresicapeutaider pour que le vent ne fasse pas exploser la structure de la tente, un réveil sous plusieurs kilos de sable qui OUI peuvent passer sous la bache étanche avec un fort vent latéral et vous recouvrir le duvet la nuit a travers la moustiquaire de l'habitacle.

En bref, une nuit qui gratte mais qui marque !



Et le voila enfin qui ce dévoile à nos yeux fatigués après les derniers kilomètres.

L'Erg chebbi. 
Du sable quoi.


Après nettoyage de la tente on s'installe au Ksar Sania et on se dit, tiens donc, passons une bonne nuit avant de faire l'Erg chebbi à vélo !

Pluie sableuse et re (petite) tempète de sable.
Super, re-nuit qui gratte et re-nettoyage de tente à prévoir. M'enfin, on va pas reporter ! On a du sable à gravir !

Et on est venu en vélo, alors on le gravira en vélo ! 

Bon on triche quand même, on décharge, on dégonfle les pneus et surtout on bénéficie en fait de la pluie de la veille qui a bien durci la couche extérieur du sable ! 

Mais voila les photos que ca nous offres ! Et quel panard...



Oui la beauté d'un paysage pousse à faire des selfie à la con. Pas grave on assume.


Et voila rebelote, j'ai plus d'adjectif, je vais devoir en racheter. 
Si ! Il me reste EPOUSTOUFLANT.

Mon joker gardé précieusement, mais venez pas me dire que l'occasion n'est pas parfaite.








Et quand la dune finirait presque par ne plus être aussi extraordinaire, un chamelier nous passe sous le pif et Fanny immortalise l'instant ! 




Pour faire le tour de la dune, la tradition ici c'est de faire ça en 4x4 ou en dromadaire et de camper dans les bivouac au dos de la dune. Nous on a dit si un 4x4 passe ou un stupide camélide on passera bien en vélo ! Puis c'est moins cher, vu que c'est gratuit du coup et qu'on est radin...

Bon ça passe, mais c'était un peu chaud, je retire mes méchancetés sur les braves bêtes à bosses, c'est bien en fait un dromadaire pour faire les dunes, chacun son métier. Un détour de 25 km par une ville minière abandonné nous mettra en jambes et on prendra le thé et une "pizza berbères" dans un camp nomades qui à pas vu souvent les touriste débarquer en vélo. Même jamais, ça les fait plutôt bien marrer d'ailleurs. 



Après une pause repas bien mérité et un petit rafraichissement au puit du désert, on prends le raccourcit tout terrain du retour, quitte à pousser on se dit pas question de refaire les 25 km de pistes affreusement cabossé et surtout déjà vu de l'aller.

Bon c'est sur on à pas mal poussé.



Mais franchement, ca valait pas le coup d'en ch**r un peu (beaucoup, passionément, à la folie) ? 



Oui j'ai l'air bête sur cette photo, mais ceci est un orgasme de plaisir sensoriel à l'état brut (quoique dans l'absolu bon c'est toujours un peu ça en fait). Grimper sur ces dunes, pas un pélo en vue grace au covid, les affreux faux campements berbères à touriste en grande partie démonté depuis mars suite à une visite en montgolfière d'un officiel gaché par la sauvagerie des aménagement.



L'Erg chebbi s'offre à nous en (quasi) exclusivité et à son maximum de majesté.



Et le kif est tellement absolu qu'au retour on décide de préparer un énorme pic-nic pour le lendemain soir, piquer un drap à Francoise et on grimpe l'Erg chebbi au crépuscule.

On monte sur la plus haute dunes, on étale notre drap et après un pic-nic royal on lira jusqu'à la tombé de la nuit où on passera plusieurs heures à contempler les étoiles, seul au monde, où sur l'Erg chebbi en tout cas.



Mais voilà, toutes les histoires ont une fin, pour permettre à la suivante de mieux commencer. 
Alors on descend l'Erg chebbi de nuit, sans lumière et pieds nues. Deux heures de traces sans un mot, étouffé par le silence et la beauté invisible des lieux.

On arrive un peu grogui au Ksar Sania et on dort sans difficulté après trois heures de marches dans le sable (aller-retour)

Et voilà une page qui ce tourne, le Moyen Atlas derrière nous, il nous reste désormais à affronter le Haut et l'Anti-Atlas, remonter les gorges du Dadès, traverser les palmerais de la Todra au petits matin, partager des soirés mémorables avec Ismail et son frère, se ronger des choix cornéliens de voyages, réparer encore les crevaisons du vélos de Fanny qui ne se lasse pas, gravir la plaine au Safran et enfin descendre de notre petit nuage nommé Atlas par les plus grande descente de notre vie, affronter le Sahara, voir des Oryx et des Adax, regarder l'infinité de l'Atlantique, lutter contre la dernière route ralliant l'Afrique du Sud à l'Europe et encore tant de rencontre...

Mais tout ça, on ne le sait pas encore à ce moment là. 
Et on quitte Merzouga sans vraiment en descendre de notre petit nuages, ne sachant si on va au Mexique, en Colombie ou en Mauritanie...
Les affreux choix cornélien du voyageur, du très bon ou du très bon pour la suite ? 

Dans tous les cas Ouarzazate nous voila ! 




La suite du Maroc avec toujours trop de photos et de textes à venir dans le volume 2 de notre vie de (pa)chat en Eden Marocain ;)









Commentaires

  1. Bonjour
    Ravie d'avoir des nouvelles.
    Les photos sont magnifiques ! A couper le souffle ! Bravo à vous deux.
    Bonne continuité. Profitez bien du soleil ici 7 degrés la nuit et 14 la journée. Nous rentrons dans l'hiver doucement.
    Bisous
    Anita

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  2. C'est trop ouf les photos, merci de nous régaler les rouillas !

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  3. Vous etes Extraordinaires tous les 2....un enorme moment de reve Que ce monde est beau malgre tout......Merci de nous faire partager moi qui n ai jamais voyagė bien loin....💓💓😍😍

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  4. "les mots pour traduire notre état d'excitation perpétuelle, d'émerveillement constant, ils n'existent pas vraiment" et pourtant... même de si loin que nous sommes, on le ressent presque physiquement cet état d'excitation et d'émerveillement ! Merci à vous !

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